« Laissez-nous travailler » Des centaines de restaurateurs, hôteliers et cafetiers en colère marchent dans Nantes

« Laissez-nous travailler »: jusqu’à 650 personnes, selon la police, ont défilé lundi à Nantes pour dire « non » à la mort des travailleurs de la restauration, bars et discothèques, derrière une guillotine menaçant d’exécuter la filière.

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Ils ont répondu à l’appel de leurs organisations professionnelles ce lundi matin à Nantes. Cafetiers, hôteliers restaurateurs et acteurs de l’événementiel étaient presque un millier à se réunir sur l’esplanade des Machines ce matin, prévoyant d’aller jusqu’à la préfecture pour se faire entendre.

« Laissez-nous travailler. » Le message se lit sur de grandes banderoles noires et sur toutes les bouches. Ce lundi matin, près d’un millier de restaurateurs, cafetiers, et professionnels de l’événementiel se sont rassemblés au parc des Chantiers, sur l’île de Nantes, pour manifester leur « colère ». « On a subi la première vague, on a morflé pour la réouverture cet été, mais on a fait tout ce qu’on nous a demandé, racontent Stéphanie et Hervé, gérants de la brasserie O Petit Comptoir à Vertou. On commençait à sortir la tête de l’eau et voilà qu’on nous la replonge. Quand on voit que 200 personnes rentrent en même temps chez Zara, franchement ça fait mal… »

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« Quand je vois que le resto de l’Assemblée nationale est ouvert pendant que toute une filière souffre, je trouve ça inacceptable », s’indigne auprès de nos confrères de 20 Minutes Frédéric de Boulois, président de l’Umih 44, l’un des organisateurs de la manifestation.

Selon France 3, la police aurait estimé le nombre de manifestants à 650, alors que Ouest-France affirme qu’il a atteint un millier de personnes.

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Catherine Quérard, présidente du Groupement national des indépendants, Grand Ouest, pose des questions qui traduisent bien l’inquiétude de ses collègues : « Dans quelles conditions on va rouvrir, si on va rouvrir ? Avec un couvre-feu ? Est-ce qu’on va rouvrir avec une augmentation du protocole sanitaire et une augmentation des distanciations ? »

« On a subi la première vague, on a morflé pour la réouverture cet été, mais on a fait tout ce qu’on nous a demandé », assurent de leur côté Stéphanie et Hervé, gérants de la brasserie O Petit Comptoir à Vertou, à une dizaine de kilomètres de Nantes. « On commençait à sortir la tête de l’eau et voilà qu’on nous la replonge. »

« Nous avons été les premiers à fermer au mois de mars, nous serons les derniers à rouvrir », se désole Baudoin Allizon, de l’Union des professionnels solidaires de l’évènementiel. « Toutes nos entreprises sont à l’agonie, l’année 2020, ce sont des baisses de chiffre d’affaires de -70, -80, -90 %. On a quasiment plus de mariages et zéro séminaire. »

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