À Nice et Marseille, les commerçants et les restaurateurs descendent dans la rue « On est en train de mourir »

Plus d’un millier de personnes se sont rassemblées place Garibaldi à Nice, samedi 14 novembre, pour dénoncer le reconfinement et faire entendre leurs difficultés à la suite des nouvelles mesures sanitaires du gouvernement. Ils ont ensuite défilé dans les rues.

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Le gouvernement prend des mesures contre le coronavirus « de manière unilatérale, sans concertation avec le terrain… où est la cohérence ? », s’interroge Dave Riquier, 43 ans, patron de bar dans le Vieux-Nice et l’un des dirigeants de l’association de commerçants et d’artistes « Nice la vie » qui avait appelé à manifester à Nice pour réclamer plus de « cohérence » dans les mesures anti-covid. « Aujourd’hui, on n’en est pas à demander la réouverture des bars, mais qu’on nous prouve qu’il y a un bien-fondé […] Il faut que ça soit cohérent et compréhensible », estime-t-il.

Encadré par un important dispositif policier, les manifestants, 1 500 selon la police, ont défilé en musique derrière une grande banderole représentant simplement la plage de Nice, sans véritables slogans politiques, a constaté un correspondant de l’AFP.

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Dans ce cortège agrégeant différents corps de métier, mais aussi des « gilets jaunes » ou un groupe de « mamans en colère », fleurissaient en revanche de nombreuses pancartes avec comme message : « Masques dès 6 ans c’est non ! »« Culture sacrifiée » ou encore « Couvre-feu ? Nous ne sommes pas en guerre ».

AFP / VALÉRY HACH

« On est en train de mourir à petit feu »

Parmi les contestataires, Steve Villa Massone, un pianiste qui se produit dans la rue depuis vingt ans. « On est en train de mourir à petit feu et on ne nous voit pas, on voit les grands, les multinationales, on voit tous les intérêts de ces géants et nous les minuscules on n’existe pas, on peut mourir », explique ce musicien, qui raconte être « obligé de se faire prêter de l’argent par ses parents, à 40 ans », pour payer son loyer.

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« Nous sommes un métier essentiel, on nous a imposé des règles d’hygiène énormes que nous avons respectées […] c’est une vraie mascarade », déplore Nathalie Sisto, 45 ans, gérante d’un salon de coiffure qui espère garder ses 13 employés malgré la fermeture due au nouveau confinement.

À Marseille aussi

Commerçants, entrepreneurs, restaurateurs, esthéticiennes : à Marseille, plusieurs centaines de personnes ont également manifesté devant la préfecture à l’appel de la Confédération des petites et moyennes entreprises des Bouches-du-Rhône, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ce rassemblement, « c’est pas simplement pour dire qu’on est mécontents […], mais pour dire qu’on veut ouvrir », a asséné le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie du département, Bernard Marty, à la foule de 300 personnes, selon la préfecture de police.

Quelques maires et élus locaux de communes de l’agglomération Aix-Marseille étaient présents. Le rassemblement, encadré par un important dispositif policier, a également été rejoint par une poignée de « gilets jaunes » et de « mamans en colère contre le port du masque dès 6 ans ».

Ce samedi, le syndicat des métiers de l’hôtellerie, l’Umih national, a annoncé la décision des restaurateurs et des cafetiers d’aller devant la justice pour contester la décision du gouvernement de fermer leurs établissements dans le cadre du reconfinement, rapporte France 3. Le syndicat a déjà engagé un recours contre le décret du 29 octobre 2020 qui ferme les restaurants et débits de boissons de  » type N  » tout en autorisant la restauration collective, car il n’y a pas de chiffres qui puissent montrer qu’il y aurait plus de contaminations dans ces établissements que dans la restauration collective.

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