Alerte au virus de la tomate dans le Lot-et-Garonne : Maladie très transmissible frappant les plantes potagères

Les plants et fruits de l’exploitation vont être détruits et l’unité de production concernée va être désinfectée. Une enquête de traçabilité sur les plants et semences est en cours pour déterminer l’origine de la contamination.

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Détecté pour la première fois en Europe en 2018, le virus de la tomate a été confirmé sur l’exploitation d’un lycée agricole de Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne), a annoncé jeudi le ministère de l’Agriculture. Cette maladie très transmissible frappant les plantes potagères fait l’objet d’une surveillance officielle.

Le « virus du fruit rugueux de la tomate brune » (ToBRFV) n’est « nullement transmissible à l’homme et n’a pas d’effet sur la santé humaine », a rappelé le ministère dans un communiqué. Mais il fait de grands dégâts sur les cultures de plantes potagères, principalement les tomates et les poivrons.

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Dissémination par simple contact

Le redoutable virus est principalement véhiculé par les plants et les semences, ainsi que par l’activité humaine (manipulation, outils). Il peut se disséminer facilement par simple contact. Le fruit contaminé perd toutes ses qualités gustatives, en raison d’une rupture de sa maturation, venant altérer la qualité de sa chair et le rendant impropre à la commercialisation.

Un premier foyer avait été découvert en France dans le Finistère (Bretagne) début 2020 et a pu être éradiqué. Il y a eu ensuite plusieurs alertes concernant des semences et plants contaminés par ce virus, en provenance pour la plupart d’autres pays européens et de pays-tiers, conduisant à leur retrait du marché pour éviter l’apparition d’autres foyers en France.

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Enquête de traçabilité sur les plants et semences en cours

Lors d’un contrôle le 29 juillet, le virus a été à nouveau repéré, cette fois-ci sur des échantillons prélevés sur l’exploitation du lycée agricole de Sainte-Livrade-sur-Lot, qui ont été transmis pour analyse à l’Anses, l’agence nationale de sécurité sanitaire.

Les plants et fruits de l’exploitation vont être détruits et l’unité de production concernée va être désinfectée. Une enquête de traçabilité sur les plants et semences est en cours pour déterminer l’origine de la contamination et son étendue. Des contrôles vont être mis en place dans les exploitations ayant reçu des plants provenant du même lot et une surveillance renforcée va être mise en place dans les exploitations situées dans l’environnement immédiat de la zone contaminée, précise le ministère.

Sur un plant malade, on peut observer des mosaïques et marbrures sur les feuilles, des taches et nécroses sur les fleurs et une décoloration avec des taches jaunes ou brunes sur les fruits qui peuvent aussi être déformés.

Avec AFP

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