Attention aux chevreuils « ivres » sur les routes, alerte la Fondation 30 millions d’amis

Au printemps, les cervidés raffolent du sucre des bourgeons. Problème : en fermentant dans leur estomac, les substances ingérées produisent des effets similaires à ceux de l’alcool. « Ivres », les animaux se retrouvent désorientés et paniqués, aux dépens de leur survie. 30millionsdamis.fr recommande aux automobilistes de faire preuve de prudence sur les routes.

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« Attention aux chevreuils en état « d’ébriété » ! », alerte la Fondation 30 millions d’amis, sur son site, fin avril 2022. Le message s’adresse aux passants ou aux automobilistes, avisés de « faire preuve de prudence ». Au printemps, des cervidés, désorientés, peuvent se trouver « sur le bord des routes ou près d’habitations ». S’ils sont comme « ivres », c’est à cause de l’ingestion de bourgeons.

Mêmes effets que l’alcool

Ces derniers, « fortement chargés en sucre », fermentent dans la panse du ruminant, provoquant les mêmes effets que l’alcool, décrit Nicolas Villerette, au centre de soins du parc Argonne Découverte, situé dans les Ardennes. Il y est responsable des oiseaux et a étudié les chevreuils pendant son doctorat. « Ça arrive aussi par exemple quand ils mangent beaucoup de pommes au mois de septembre-octobre », affirme-t-il.

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Les cas « d’ébriété » sont « assez rares » et accidentels, précise Pierrick Poiré, soigneur animalier au centre de soin de la faune sauvage de l’association Faune Alfort, dans le Val-de-Marne, à nos confrères de Paris-Normandie .

Un phénomène récurrent

En 2019, les sapeurs-pompiers de l’Oise ont dû porter secours à un chevreuil titubant dans la cour d’un gymnase à Beauvais. L’animal a même fini par se blesser après avoir percuté à plusieurs reprises les clôtures de l’établissement.

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La Fondation 30 millions d’amis ajoute : « La perte des repères naturels n’est pas due uniquement à l’ingestion de végétaux euphorisants : s’ajoute l’obligation pour les jeunes chevreuils, au printemps, de quitter leur mère et de partir à la conquête d’un territoire. »

Car la mère s’isole pour mettre bas. Ce qui pousse le fondateur du centre de sauvegarde de la faune sauvage et du parc animalier de la Dame Blanche, à Valorbiquet (Calvados), Gérard Bertran, à alerter sur le « phénomène de Bambi ». Quand les personnes ramassent les petits faons, pensant qu’ils sont abandonnés alors qu’ils ne le sont pas. Il faut « passer son chemin ». S’ils sont récupérés par un centre, ajoute-t-il, « un an de rééducation » les attend avant d’être relâché dans la nature.

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