Chasseurs et agriculteurs veulent davantage de dérogations lors du confinement

La Fédération nationale des chasseurs (FNC) et des organisations agricoles veulent de nouvelles dérogations pour chasser pendant le confinement afin de limiter les dégâts aux cultures, tandis que des associations veulent attaquer certaines dérogations déjà accordées, qu’elles jugent trop larges.

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Dans une lettre adressée ce jeudi 12 novembre au ministre de l’Agriculture et de l’Écologie, chasseurs et agriculteurs demandent l’élargissement de la chasse à toutes les espèces pouvant causer des dégâts aux cultures et pas seulement les cervidés et les sangliers. Des associations de défense des animaux s’alarment.

Pendant le confinement, le ministère de la Transition écologique a autorisé des prélèvements de sangliers et de cervidés et « exceptionnellement » d’autres espèces chassables qui pourraient provoquer des dégâts sur les cultures. Mais uniquement à cette fin et sur demande de l’autorité administrative. La chasse de loisirs, elle, est interdite. Mais la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et des organisations agricoles souhaitent la mise en place de nouvelles dérogations pour chasser pendant le confinement afin de limiter les dégâts aux cultures.

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« Il est impératif d’avoir la même logique de régulation »

Dans un courrier daté du 10 novembre, adressé à la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et au ministre de l’Agriculture Julien Denormandie, la FNC, la FNSEA, Jeunes agriculteurs et les chambres d’agriculture (APCA) demandent qu’« au-delà du grand gibier, il est impératif d’avoir la même logique de régulation concernant les autres espèces qui engendrent des dégâts agricoles selon les départements ».

« Cela doit concerner toutes les espèces qui occasionnent des dégâts considérables quel que soit leur statut ; gibier ou « nuisible »», selon le courrier.« Ces dérogations doivent être complémentaires des battues administratives décidées par les préfets », est-il ajouté.

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Deux associations vont attaquer les arrêtés préfectoraux

A l’inverse, les associations de protection de la nature Aspas et la Ligue de protection des oiseaux (LPO) jugent que certains arrêtés préfectoraux vont trop loin et dénoncent l’attitude de certaines fédérations départementales de chasseurs qui ont mis du temps à appeler leurs adhérents à ranger les fusils. La LPO cite l’exemple des Landes où la fédération départementale a appelé le 8 novembre « l’ensemble des chasseurs à ne plus chasser », alors que la secrétaire d’Etat Bérangère Abba avait communiqué dès le 1er novembre sur l’interdiction de la chasse de loisir, les dérogations possibles et qu’un arrêté a été pris le 6 novembre.

De son côté, l’Aspas a recensé une vingtaine de départements qui autorisent « la chasse aux sangliers, cervidés, ESOD (espèces d’animaux susceptibles d’occasionner des dégâts) et autres espèces ». « Le chamois, le mouflon, le cormoran nous inquiètent particulièrement », a indiqué Madline Rubin, directrice de l’Aspas. L’association, avec la LPO, compte attaquer une vingtaine d’arrêtés préfectoraux, a-t-elle fait savoir.

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