Confinement: Grâce à la baisse de la pollution, les sommets de l’Himalaya sont de nouveau visibles à 200 km de distance

Depuis une trentaine d’années , en raison de la pollution, les habitants du Pendjab, au nord-ouest de l’Inde, ne voyaient plus les sommets de l’Himalaya. Mais deux semaines après la mise en place du confinement, les habitants ont sorti leur téléphone pour capturer les sommets de l’Himalaya qui sont de nouveau visibles jusqu’à 200 kilomètres aux alentours.

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Pendant cette crise sanitaire du coronavirus, 1,4 milliard de personnes sont confinées chez elles, en Inde. De même, la plupart des usines du pays sont à l’arrêt afin de tenter d’endiguer le virus du Covid-19. Et cette situation a des conséquences pour le moins surprenantes sur la visibilité.

Le média indien The Tribune raconte ainsi que les montagnes Dhualdhars, situées à 213 kilomètres de Jalandhar, étaient restées inconnues des générations actuelles. « Les anciens racontent que cela faisait une génération que les montagnes n’avaient pas été visibles depuis la ville », rapporte le journal anglophone. La raison ? La baisse du niveau de pollution.

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La pollution atmosphérique a sensiblement diminué et les sommets de l’Himalaya sont désormais visibles à plus de 200 kilomètres, dans des régions où les habitants n’avaient plus l’habitude de voir ces montagnes, rapporte Le Parisien.

Une qualité de l’air 33 % supérieure à la normale
Selon les résultats d’études relayées par le quotidien régional, la qualité de l’air s’est améliorée de 33 % en Inde, en moyenne, sur la période du 16 au 27 mars. Une situation inhabituelle qui permet aux habitants du Pendjab d’admirer et de prendre en photo la chaîne de montagne de l’Himalaya, alors qu’ils habitent à 200 kilomètres de ces sommets.

« Je n’aurais jamais imaginé cela possible », a confié le joueur de cricket Harbhajan Singh et résident du village de Jalandhar. « Cela montre clairement l’impact de la pollution sur notre Mère la Terre », a-t-il ajouté Cette situation n’avait pas été observée depuis une trentaine d’années. La pollution de l’air n’ayant fait que s’accroître, les habitants de cette région s’étaient habitués à ne plus voir les sommets des montagnes depuis bien longtemps.

En Inde, le confinement a été acté le 25 mars dernier. Au cours des trois premières semaines, les niveaux de dioxyde d’azote ont chuté de 40 à 50% comparé aux périodes observées en 2018 et 2019 dans les villes de Mumbai, Pune et Ahmedabad, selon le scientifique Gufran Beigdu du Système de la qualité de l’air et du centre météorologique, rapporte CNN. Le retour du ciel bleu, enfin.

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