Coronavirus: Dans les prisons françaises, près de 10 000 détenus de moins depuis un mois

Un mouvement de libération anticipée permet de désengorger les établissements pénitentiaires pendant la pandémie de Covid-19, faisant baisser le taux de population carcérale à 103%, a annoncé mercredi le directeur de l’Administration pénitentiaire.

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Le nombre de détenus dans les prisons françaises a diminué de près de 10 000 en un mois en raison de la crise du Covid-19. Il y a désormais 62 650 détenus dans les établissements pénitentiaires du pays, a déclaré Stéphane Bredin, auditionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale.

« La diminution constatée au 13 avril est de 9.923 détenus depuis le 16 mars (…) pour atteindre 62.650 détenus », a déclaré Stéphane Bredin, auditionné par la commission des lois de l’Assemblée nationale. Cette forte baisse, qui vise à éviter une crise sanitaire et sécuritaire dans les prisons, est notamment due à un ralentissement de l’activité judiciaire et à des libérations anticipées.

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210 mineurs ont notamment été remis en liberté. Les entrées en prison ont fortement baissé, passant de 215 à 80 par jour, et les sorties ont largement augmenté passant de 209 à 404 par jour actuellement.

Un taux d’occupation « sans doute » à 100%

Le 1er mars dernier, les prisons françaises, confrontées depuis des années à une surpopulation chronique qui a valu à la France une condamnation de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) en janvier, comptaient 72.400 détenus, soit un taux d’occupation de 119%. « On approche des 10.000 détenus en moins », a appuyé Stéphane Bredin, estimant que le taux d’occupation descendra « sans doute » à 100% dans le courant de la semaine prochaine. Le 8 avril dernier, la ministre de la Justice Nicole Belloubet avait fait état d’environ 8000 détenus en moins dans les 188 prisons que compte la France.

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Une ordonnance prise dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire facilite notamment les libérations anticipées des détenus qui sont à deux mois de leur fin de peine. Parmi les autres mesures pour désengorger les prisons, des suspensions de peines pour raison médicale, des remises en liberté pour des détenus en détention provisoire.

Une circulaire, mi-mars, demandait par ailleurs de différer l’exécution des courtes peines d’emprisonnement et de réserver la détention provisoire aux faits les plus graves.

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