Coronavirus: les pharmaciens autorisés à vendre des masques « grand public »

Un arrêté a été publié au Journal Officiel pour permettre aux pharmacies de vendre des masques textiles « non sanitaires » provenant de la filière industrielle destinés au grand public.

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Depuis ce matin Dimanche 26 avril, les Français peuvent enfin acheter des masques dans l’une des 22 000 pharmacies de l’Hexagone et d’Outre-mer. Un arrêté du ministère de la Santé publié dans la nuit de samedi à dimanche a réintroduit dans la liste des produits autorisés à la vente en officines les masques qui en avaient été exclus par arrêté le 3 mars pour cause de réquisition générale par l’Etat.

Les pharmaciens souhaitaient aussi avoir le droit d’en vendre. Pour l’instant, dans les officines les masques étaient réservés aux personnels soignants. Pour les masques en tissu, ce n’était pas un produit censé être vendu au grand public dans les pharmacies. Mais suivant le souhait de la Fédération des syndicats pharmaceutiques, c’est désormais possible. La demande d’autorisation a été acceptée.

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Des millions de masques promis

Cela fait suite à une demande insistante de la profession, après le décret du 3 mars 2020, interdisant la vente de tout masque en pharmacie. Les stocks disponibles avaient été réquisitionnés pour être donnés prioritairement aux soignants.

Mais avec le déconfinement qui approche à grand pas, Olivier Véran, ministre de la Santé, a indiqué que des millions de masques « grand public » allaient être distribués. Une distribution qui nécessiterait l’ensemble « des forces vives de la nation », avait-il précisé. Dont les pharmaciens.

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Selon la chaîne d’information, le ministre de la Santé a indiqué que les masques de base coûteront de 2 à 5 euros. « Mais il y en aura qui seront utilisables 50 fois par exemple et ceux-là coûteront peut-être entre 10 et 15 euros », précise Philippe Besset à BFMTV. Le président de la FSPF a proposé à l’exécutif que les pharmacies distribuent gratuitement ces masques aux plus précaires. L’objectif : éviter que « le prix soit un frein pour les personnes socialement fragiles » si le port devient obligatoire dans les lieux publics, comme le préconise le Conseil scientifique.

Chez les buralistes dès la semaine prochaine

Des masques en tissu seront vendus dès la semaine prochaine chez certains des 24 000 buralistes. Nous ouvrons une plateforme informatique, indique Alain Sauvage, trésorier de la Confédération des buralistes de France. Elle permet aux buralistes d’acheter des masques fabriqués en France, notamment par la société Chargeurs.

Deux millions de masques devraient être rapidement disponibles. « Ils sont homologués par les autorités sanitaires, poursuit Alain Sauvage. Ils offrent une filtration des particules supérieure à 70 %. » À quel prix ? « Nous conseillons de les vendre 5 €. Le but n’est pas de faire du profit mais de rendre service.

Les masques sont réutilisables. Ils sont lavables dix fois, à 60 degrés. Il faut ensuite les passer au sèche-linge. La Confédération préconise de les vendre d’abord aux commerçants et aux artisans. Et en fonction de notre approvisionnement, nous les vendrons aux particuliers.

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