Coronavirus: Les prix augmentent-ils dans les supermarchés ?

Depuis l’annonce du confinement lié au coronavirus, seuls les supermarchés et autres commerces de premières nécessité sont autorisés à ouvrir. Certains ont ressenti une augmentation des prix. Est-ce une simple impression ou les supermarchés profitent-ils de la crise pour augmenter leurs marges ?

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Dans le contexte de crise sanitaire, le gouvernement a annoncé qu’il n’hésiterait pas à instaurer un encadrement des prix s’il constatait des abus, et qu’une pénurie alimentaire n’était pas à craindre. Les Français ont toutefois l’impression que leur panier moyen a augmenté. On vous explique pourquoi.

Oui, le prix de certains aliments a augmenté… mais pas tous !

« Traditionnellement, on a deux sortes de produits », commence Laurent Grandin : les produits dits stockables (légumes racines, carottes, navets, pommes…) et les produits non-stockables. Les premiers « n’ont pas bougé du tout au niveau du tarif », explique le président d’Interfel. Mais pour le second groupe, c’est une autre histoire. « À cette période de l’année, la France n’est pas auto-suffisante pour tous les produits ‘ratatouille’ ou les produits comme la fraise ».

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« Les distributeurs ont fait le choix de privilégier les producteurs français », abonde Yves Puget. « Les produits français ont toujours été un petit peu plus chers, car de meilleure qualité que les produits d’importation. Donc c’est un choix délibéré pour aider la filière agricole. Je n’ai pas les chiffres pour ces fruits et légumes mais les prix ont très certainement augmenté », estime-t-il.

Une hausse de prix qui n’est pas constatée sur tous les produits. « Si l’on regarde en moyenne les prix en grande distribution, les prix en mars 2020 par rapport à février ont baissé de 0,02% », souligne encore Yves Puget. « Donc on va dire qu’en gros les prix sont stables. Mais dans cette stabilité qui n’est qu’une moyenne, effectivement il y a des prix qui montent et d’autres qui baissent ». (source: Europe1.fr)

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Même s’il s’agit d’un message trompeur (l’auteur du tweet compare en réalité des pommes de terre de variétés différentes), d’autres internautes expriment également leurs doutes sur les réseaux sociaux. « Stop au racket. Actuellement, les prix augmentent dans nos supermarchés et hypermarchés, alors que le peuple de France ne gagne plus l’argent comme d’habitude, suite à la conjoncture du #covid 19 », peut-on lire par exemple dans un tweet publié ce mardi. Un autre tweet du 13 avril dénonce des « prix qui flambent » :

Des internautes en colère. – capture d’écran Twitter

Les grandes et moyennes surfaces (GMS) ont-elles profité du confinement pour générer une hausse des tarifs ? « C’est vrai, je le reconnais, il y a, sur certains fruits et légumes frais une forte augmentation », avait déjà indiqué le 8 avril le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, comme le relayait 20 Minutes, l’expliquant notamment par le fait que des produits auparavant importés étaient remplacés par une production française.

Les pommes de terre incriminées dans le premier tweet en sont un exemple, comme l’a indiqué le gérant du supermarché à l’AFP : « Il y a une semaine, on a décidé d’arrêter une variété de pommes de terre primeur plus ordinaire, la Celtiane, qui n’était pas locale, pour faire de la pomme de terre de l’île de Ré, car elles viennent d’arriver sur le marché.

UFC-Que Choisir a en revanche  mis en ligne il y a quelques jours les résultats de son étude destinée à suivre, depuis le début du confinement, les prix en drive pour 104 produits de première nécessité dans dix enseignes (Cora, Auchan, Intermarché, E. Leclerc, Casino, U, Carrefour, Chronodrive et Colruyt). Résultat : « Ce suivi confirme deux tendances : les prix des produits de grande consommation ont très peu augmenté dans les grandes enseignes, mais l’addition s’avère plus salée pour leurs clients. L’explication de ce paradoxe apparent est liée à la pénurie des produits les moins chers. »
A gauche l'évolution des prix dans les drive lors de la 1re semaine de confinement, à droite lors de la 2e semaine.UFC-Que Choisir

Les grandes surfaces ont assuré de leur côté avoir pris des mesures : Intermarché a bloqué « jusqu’au 15 mai prochain les prix de 10.000 produits de marques nationales ou de marques de distributeur ». Chez Carrefour, 500 produits de l’opération « prix imbattables » font l’objet d’un gel. Et E.Leclerc a pris la décision de « bloquer les prix de plus de 4.000 produits Marque Repère ».

Source: 20 Minuteseurope1.fr

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