COVID-19 : Les refuges de la SPA vont vers la « catastrophe », entre le boom des abandons et le blocage des adoptions

L’Association Protectrice des Animaux craint une « catastrophe en terme d’abandon ». Des mots forts et un appel d’urgence lancé aux propriétaires d’animaux de compagnie : « Non, les animaux domestiques ne transmettent pas le coronavirus à l’homme ! » .

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Face aux craintes de contamination du coronavirus : les animaux de compagnie ne sont pas épargnés. La SPA craint la multiplication des abandons alors que l’ensemble des centres sont fermés au public depuis le dimanche 15 mars, et que les rumeurs vont bon train.

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Selon l’OMS, le coronavirus « n’atteint pas les animaux de compagnie comme les chiens et les chats, et ils ne sont pas impliqués dans la propagation de cette épidémie », rapporte France 3 Pays de la Loire. La Société protectrice des animaux (SPA) alerte la population que les animaux risquent une véritable « catastrophe » à cause de l’augmentation des abandons et l’impossibilité d’adopter. « Non, les animaux domestiques ne transmettent pas le coronavirus à l’homme ! », assure l’organisme.

En Bretagne, on compte sept refuges de la SPA, il y en a 52 en tout sur le territoire national.  Même s’ils sont fermés au public, en conformité avec le plan d’action Covid-19 du gouvernement, les salariés, en dehors des bénnévoles, continuent de soigner chiens et chats avec des équipes cloisonnées au maximum. Mais l’association est plus qu’inquiète face au futur comportement des propriétaires, tentés d’abandonner leurs animaux par crainte de contamination et en appelle à leur responsabilité. Face aussi aux chutes d’adoption qui pourraient conduire à une catastrophe sanitaire.

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Moins d’adoptions, fourrières et refuges saturés

D’une part, il n’y a plus d’adoptions puisque les refuges sont fermés au public, donc aucune place ne se libère. D’autre part, les fausses rumeurs entrainent une vague d’abandons qui vont forcer les établissements à prendre des actions terribles.

« On ne pourra pas pousser indéfiniment les murs… Le risque c’est que les animaux soient laissés errants ou qu’ils soient euthanasiés à la fin de la période en fourrière, si aucune place ne peut leur être trouvée. Cela nous terrifie », explique à Ouest-France Jennifer Gavelle, responsable du refuge SPA de Rennes.

Le COVID-19 n’atteint pas les animaux de compagnie comme les chiens et les chats, et ils ne sont pas impliqués dans la propagation de cette épidémie. Un seul cas dans le monde à Hong-Kong relate de la présence d’une forme mutée du COVID-19 chez un chien, mais les recherches indiquent que cette version mutée du virus ne peut se transmettre à l’homme.

La SPA communiquera dans les jours à venir sur son site Internet et ses réseaux sociaux, la stratégie d’adoption responsable qui sera mise en place pour tenter de limiter la saturation de nos refuges : prise de rendez-vous individuel, animal déjà repéré au préalable sur le site Internet, premier entretien par téléphone avant une potentielle venue, afin de protéger adoptants et personnels.

Pour éviter cela, le président  de la SPA, Jacques-Charles Fonbonne, a demandé au ministère de l’intérieur une modification de la réglementation des déplacements autorisés pour que les gens aient « la possibilité de pouvoir se rendre dans les SPA et refuges français, afin d’adopter un animal de compagnie ».

« Les gens pourraient regarder les animaux sur notre site internet, et si coup de cœur, seraient autorisés sur dérogation, à venir récupérer leur animal, individuellement, en respectant tous les gestes barrières et sans aucun contact avec le refuge », ajoute-t-il, assurant que « c’est la seule solution pour désengorger nos centres. Sans ça, on vire à la catastrophe. »

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