Dans l’Oise, un directeur de centre de loisirs suspendu après avoir ligoté un enfant avec du ruban adhésif

Le directeur d’un centre de loisirs de Sérifontaine, dans l’Oise, a été suspendu six mois en attendant de comparaître devant le tribunal correctionnel de Beauvais, après avoir attaché les mains d’un enfant avec de l’adhésif pour qu’il se calme. Ce dernier perturbait la sieste. Les animateurs l’avaient isolé.

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Le garçon de quatre ans était allongé sur un lit, les mains ligotées avec du ruban adhésif. Au centre de loisirs et d’animation périscolaire (CLAP’S) de Sérifontaine dans l’Oise, c’est une animatrice choquée de l’acte du directeur, qui a pris la photo, raconte Le Parisien. « Il l’avait déjà attaché et l’avait nié par la suite. [Il] pleurait et essayait de se débattre, j’ai pris une photo pour avoir une preuve ».

« J’ai fait ça pour le protéger »

Les faits remontent au 11 juillet. Alors qu’un petit garçon perturbe la sieste en criant, il est isolé dans une pièce du centre par les animateurs. Cela ne change rien. Et quand le directeur entend les cris depuis son bureau, il perd patience et décide d’attacher les mains du garçon avec du ruban adhésif.

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Jugé au tribunal en fin d’année

Joint par Le Parisien, l’homme dit avoir commis « une terrible erreur ». Depuis, il a été suspendu six mois en attendant de comparaître, le 19 décembre, devant le tribunal de Beauvais après une plainte déposée par la mère du garçon. « Il sera jugé pour violences ayant entraîné un jour d’ITT sur un mineur par une personne chargée de mission de service public », a ainsi précisé le procureur de la République.

La mère avait été prévenue par l’animatrice qui a pris la photo. Cette dernière indique que « ce n’était pas la première fois. Il l’avait déjà attaché et l’avait nié par la suite. L’enfant pleurait et essayait de se débattre, j’ai pris une photo pour avoir une preuve », raconte-t-elle.

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« Ce n’était pas la première fois. Il l’avait déjà attaché et l’avait nié par la suite. [L’enfant] pleurait et essayait de se débattre, j’ai pris une photo pour avoir une preuve », a raconté une animatrice.
« J’ai eu une réaction inappropriée. Une animatrice l’a laissé seul. Il tapait contre les murs. J’ai fait ça pour le protéger, afin d’éviter qu’il se blesse, se justifie-t-il. Je n’ai jamais voulu lui faire de mal », a tenté d’expliqué pour sa part le directeur. « Il y avait cinq adultes présents, aucun auprès de lui. Le dialogue était rompu avec mon équipe. Ils l’isolaient régulièrement car ils n’en pouvaient plus et le laissaient dans mon bureau. Là, il jouait avec les fils de l’imprimante car il n’a pas conscience du danger. »

Le maire, Patrick Thibaut, a soutenu publiquement le directeur en jetant le blâme sur la mère.
« Le directeur m’a présenté ses excuses, sauf que peu après, le maire m’a accusé de ne pas savoir tenir mon enfant. J’étais sidérée. Martin est certes agité, mais il ne faut pas oublier l’acte. C’est inadmissible », a tranché la mère.

 

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