Dès le 1er janvier 2017, nous serons tous donneurs d’organes- ( par défaut ) ! Plus besoin de cartes !

Un nouveau décret de la loi Santé rend chaque Français donneur d’organe par défaut. Cet amendement doit ainsi améliorer la situation car les décès des patients attendant une greffe restent encore trop élevés en France.
Le don d’organes est encore tabou en France. Pourtant, depuis 1976, le texte s’appuie en partie sur le principe de «consentement présumé», inscrit dans la législation française depuis la loi Cavaillet . Mais la procédure est fastidieuse et méconnue. En effet, dans la pratique, les soignants demandent presque systématiquement l’avis des proches de la personnes décédée avant de prendre une décision. Dans un cas sur trois, les familles s’opposent à ce don.

Dorénavant, le corps médical n’aura plus l’obligation de demander l’avis de la famille. Résultat : celui ou celle qui ne s’est pas inscrit(e) au registre national des refus de son vivant verra ses organes greffés, destinés à d’autres patients. Ainsi, la décision sera instantanée et permettra de gagner du temps. En mettant en place une telle mesure, le gouvernement espère augmenter le nombre de donneurs, et donc la possibilité de sauver plus de malades pour qui l’attente de greffon disponible est insupportable.

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Des dons insuffisants

Même si le nombre de donneurs d’organes augmente en France, il a même doublé depuis seize ans,  ces derniers ne sont pas assez nombreux face au nombre de patients qui lui aussi a doublé. L’amendement de la loi santé peut ainsi pallier le manque en écartant une décision prise sous l’émotion. En effet, toujours selon le quotidien, une fois sur trois (32,5%), les proches du défunt refusent le don d’organes. Un décalage entre les intentions et la réalité car 79% des Français sont favorables à cette pratique mais seuls 67% des patients concernés ont été prélevés.

Selon le Pr Olivier Baston de l’agence de biomédecine, interrogé par TF1, « l’objectif est de diminuer le taux d’opposition et de faire en sorte que les personnes qui sont réellement convaincues d’une opposition l’expriment le plus simplement possible et que ça soit indiscutable ». Dans la pratique, en cas de  forte opposition des proches, les soignants ne devraient pas passer outre. Pour les enfants mineurs, le don ne peut avoir lieu qu’à la condition que  chacun des titulaires de l’autorité parentale y consente par écrit.

L’objectif est de diminuer le taux d’opposition   —  Pr Olivier Baston

@media

Selon des chiffres publiés par Le Monde, 553 patients sont morts en 2015 alors qu’ils étaient en liste d’attente pour obtenir une greffe. Plus de 5700 greffes d’organes ont été réalisées l’an dernier en France,  en progression de 7% par rapport à 2014, plaçant le pays au premier rang  européen. Dans le même temps, la plus de 21.000 personnes étaient en attente de  greffe fin 2015, un chiffre qui a doublé en vingt ans.

L’agence de santé publique, Biomédecine, a pour sa part lancée une campagne de sensibilisation au don d’organes :

Pour s’inscrire au registre national des refus il suffit de télécharger le formulaire suivant ou pour tout autre question rendez-vous sur dondorganes.fr.

Source : Libération

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