Deux fillettes passent plusieurs jours seules près du corps de leur mère morte au Mans

« Il ne faut pas faire de bruit, maman dort », ont répondu les fillettes aux policiers qui sont arrivés à leur domicile alors qu’elles n’étaient pas venue à l’école depuis plusieurs jours.

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Deux fillettes de 5 et 7 ans ont été hospitalisées puis confiées à l’aide sociale à l’enfance (ASE) après avoir passé plusieurs jours près du corps de leur mère morte de cause naturelle dans un appartement du Mans, a-t-on appris samedi auprès du parquet.

Les deux enfants ont été transportées à l’hôpital où elles ont été nourries et soumises à un examen médical. Le parquet du Mans a pris une ordonnance de placement provisoire afin de les confier à l’aide sociale à l’enfance.

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Ce sont les responsables d’établissements scolaires qui ont signalé à la police et au parquet l’absence prolongée des deux fillettes, scolarisées maternelle et élémentaire. Mercredi, les policiers se sont rendus à l’appartement familial, dans le quartier populaire des Sablons au Mans.

« Il ne faut pas faire de bruit, maman dort »

« Il ne faut pas faire de bruit, maman dort », leur ont répondu les fillettes, selon le parquet consulté par l’Agence France-Presse (AFP), confirmant une information du quotidien Le Maine Libre.

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Les policiers ont insisté et ont alors découvert le corps de leur mère. Née en 1990 en Côte d’Ivoire et souffrant de problèmes de santé, la femme est morte de cause naturelle, selon les résultats de l’autopsie diligentée par le parquet.

La procureure du Mans qualifie l’affaire de « dramatique »

« Son décès remonterait à plus de 48 heures » mais pas à plusieurs semaines, a précisé à l’AFP la procureure du Mans Delphine Dewailly, évoquant une affaire « dramatique ».

Les deux fillettes ont été conduites à l’hôpital pour être nourries et soumises à un examen médical. Puis le parquet a pris une ordonnance de placement provisoire pour les confier à l’aide sociale à l’enfance.

« On a éliminé la thèse criminelle », a souligné Delphine Dewailly. « On va maintenant se donner quelques jours pour essayer de recueillir le témoignage des petites filles ».

Un soutien psychologique a été mis en place pour elles.

Avec AFP

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