Deux nouveaux policiers de Rouen pourraient être exclus après avoir échangé des propos racistes sur WhatsApp

Deux adjoints de sécurité rouennais sont renvoyés devant le conseil disciplinaire pour avoir tenu des propos racistes sur WhatsApp. Ils ont été licenciés. Précisions.

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Deux policiers de Rouen (Seine-Maritime) vont devoir se présenter ce jeudi devant la Commission consultative paritaire zonale dans le cadre d’une affaire de propos racistes et haineux tenus sur une conversation privée sur WhatsApp, rapporte Paris Normandie. Trois autres policiers sont déjà passés devant cette commission pour la même affaire, ce mardi.

En ce qui concerne ces derniers, la commission a demandé à l’unanimité leur révocation. Cependant, ces avis ne sont que consultatifs et la décision finale revient au Bureau des affaires disciplinaires.

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Une enquête administrative et pénale

Le début de cette affaire remonte à la fin de l’année 2019, lorsqu’un policier a décidé de porter plainte contre six de ses collègues. Celui-ci avait découvert qu’il faisait l’objet d’insultes racistes sur un groupe de la messagerie WhatsApp. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait alors été saisie par le procureur de la République. Après une enquête administrative, plusieurs policiers ont donc été renvoyés devant le conseil de discipline.

Dans le même temps, une enquête pénale pour « provocation non publique à la discrimination raciale », « diffamation non publique à caractère racial » et « injures non publiques à caractère racial » a été ouverte. Dans ce cadre, les agents mis en cause risquent seulement une amende car leurs échanges se faisaient dans une conversation via la messagerie. Ceux-ci sont considérés comme privés.

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Le fils d’un ambassadeur en Afrique

Ces deux jeunes hommes font l’objet d’une plainte d’un de leur collègue, gardien de la paix. Ce sous-brigadier, visé par leurs insultes dans un groupe Whatsapp dénommé Althing, a entamé une procédure contre six policiers en décembre 2019. Trois gardiens de la paix rouennais sont déjà passés devant le conseil de discipline, mardi, et risquent la révocation. L’affaire avait été révélée par 76actu et Paris-Normandie, en janvier 2020.

L’un des adjoints de sécurité, écarté de la police, est le fils de l’ambassadeur de France en Guinée. Selon nos informations, monsieur l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République de Guinée a été sollicité pour venir plaider la cause de son enfant. Le diplomate au CV impressionnant, a refusé d’intervenir. L’homme n’a jamais donné suite à nos nombreuses sollicitations.

Un sixième policier, actuellement à l’école de police de Nîmes, risque également une révocation de la police nationale. En parallèle, la procédure judiciaire se poursuit. Un des fonctionnaires, décrit comme « le meneur » dans cette affaire, risque des poursuites pénales devant le tribunal judiciaire de Rouen pour propos délictueux. Les cinq autres, dont les deux ADS présentés à Rennes jeudi, sont susceptibles de se voir infliger une amende par le tribunal de police, du fait du caractère « non public » de ces conversations.

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