Disparition d’Estelle Mouzin : Des fouilles prévues aux anciens domiciles du tueur en série Michel Fourniret

La mise en examen, fin novembre, de Michel Fourniret pour la disparition d’Estelle Mouzin a relancé l’enquête sur la disparition de la petite fille, âgée de 9 ans au moment des faits en 2003. Deux sites vont être fouillés dans les Ardennes.

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Il s’agit sans doute d’une étape de plus vers la vérité dans une affaire criminelle qui hante des générations de policiers et de gendarmes depuis le 9 janvier 2003 et la disparition de la petite Estelle Mouzin. Selon des sources concordantes, les enquêteurs de la section de recherches de Dijon et la juge d’instruction parisienne Sabine Khéris devraient être, lundi et mardi, sur les terres du tueur en série Michel Fourniret dans les Ardennes. Ils vont mener des fouilles dans le cadre de l’enquête sur la disparition d’Estelle Mouzin, pour laquelle Fourniret est mis en examen.

En mars dernier, le tueur en série a reconnu face à la juge avoir « pris la vie » d’Estelle Mouzin, enlevée en Seine-et-Marne alors qu’elle sortait de l’école. Entendu durant trois jours, le tueur en série de 78 ans avait longtemps résisté avant de livrer des aveux certes imprécis, mais malgré tout équivoques. « Je reconnais là un être qui n’est plus là par ma faute », avait-il assuré à la juge, expliquant avoir accosté la petite fille dans Guermantes.

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« Il faut qu’on tourne la page. Ce que je peux vous apporter, c’est le modus operandi de l’enlèvement, c’est tout, mais ça suffit. » Un mode opératoire « déjà expérimenté ailleurs », avait-il reconnu, comme pour ne pas trop en dire. « L’enlèvement d’un être, c’est une boulette dont vous n’êtes pas fier », avait-il admis, avant de reconnaître explicitement « avoir pris sa vie ».

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Des cadavres retrouvés chez lui en 2004

Espérant enfin trouver le corps d’Estelle Mouzin, les enquêteurs se rendront d’abord au château du Sautour, puis dans la maison de Ville-sur-Lumes. Les fouilles devraient durer deux à trois jours. C’est dans le jardin de ce château qu’en 2004, déjà, sous trois mètres de terre, les enquêteurs avaient retrouvé les cadavres  de deux victimes de Michel Fourniret.

En outre, lors d’un interrogatoire en mars, il aurait avoué qu’il n’était pas « improbable » qu’il ait séquestré Estelle Mouzin à Ville-sur-Lumes, après l’avoir enlevée à Guermantes, petite ville tranquille de banlieue parisienne, alors qu’elle revenait de l’école. Contrairement à ce qu’il avait toujours affirmé, un indice accrédite désormais la présence du tueur dans ce village deux jours après la disparition de l’enfant : un ticket de caisse datant du 11 janvier 2003.

Selon 20 minutes, la juge d’instruction en charge du dossier envisagerait d’organiser une deuxième série de fouilles dans une ancienne carrière de sable des Yvelines, près d’un autre domicile du tueur dans les années 1990. Condamné plusieurs fois à la réclusion criminelle à perpétuité, Michel Fourniret a pour l’instant avoué 11 meurtres, mais les enquêteurs sont intimement convaincus qu’il a bien d’autres morts sur la conscience.

Un alibi fragilisé

Sa défense a reposé sur son alibi : un appel à son fils le soir des faits pour son anniversaire. Ce dernier n’avait alors pas décroché mais cet appel avait été attesté par des relevés téléphoniques. Cette version a néanmoins été récemment fragilisée par son ex-épouse, Monique Olivier. Entendue en novembre par la juge, elle a raconté avoir elle-même passé ce coup de téléphone, à la demande de son mari.

La découverte du corps d’Estelle Mouzin permettrait l’ouverture d’un procès. Le tueur en série, âgé de 77 ans, souffrirait selon plusieurs médias de troubles de la mémoire liés à un début de maladie d’Alzheimer.

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