Emmanuel Macron pourrait bien ne pas se présenter aux présidentielles de 2022

Le chef de l’État «ne prévoit rien» à un an et demi de l’élection présidentielle, a-t-il assuré vendredi lors d’un entretien au média en ligne Brut.

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Sera-t-il candidat à sa réélection ? Évidemment, le chef de l’État a éludé la question, lors de son entretien au média en ligne Brut ce vendredi. Ce n’est pas une surprise. Il a même pris un plaisir évident à critiquer ceux qui l’étaient déjà (Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qu’il n’a pas cités).

Ce vendredi 4 décembre, Emmanuel Macron était interviewé par le média Brut. Des jeunes avaient la possibilité de poser une question au président, à laquelle il devait répondre. On lui a alors demandé s’il comptait se représenter aux élections présidentielles de 2022. « Je n’exclus rien » , a affirmé le chef de l’Etat. Il ne confirme pas vouloir se représenter, comme il ne confirme pas ne pas être candidat. « Si je me mets dans la situation d’être un candidat, je ne prendrai plus les bonnes décisions. Ça viendra, si ça doit venir, au moment voulu » , a-t-il expliqué.

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Emmanuel Macron ne confirme pas sa candidature

« Et peut-être que je ne pourrai pas être candidat. Peut-être que je devrai faire des choses dans la dernière année, dans les derniers mois, dures, parce que les circonstances l’exigeront, et qui rendront impossible le fait que je sois candidat. Certains commencent leur campagne un an demi avant, moi je suis dans l’action et la conviction. » , a poursuivi le mari de Brigitte Macron. Cette question reste donc pour l’instant sans réponse.

« Je suis candidat depuis le premier jour »

« En un sens, je suis candidat depuis le premier jour car je me suis construit pour convaincre et ainsi obtenir des résultats mais je ne suis pas en disposition d’être candidat parce que je ne prendrais plus les risques, je ne prendrais plus les bonnes décisions. C’est impopulaire ce que je suis en train de faire. » , poursuit le Président de la République. Durant cette interview, Emmanuel Macron a surtout été interrogé sur les violences policières, la laïcité et la crise sanitaire. C’est d’ailleurs la première fois qu’il reconnait officiellement le terme de « violences policières ». L’entretien dure 2h25, et vous pouvez notamment le retrouvez sur la chaine Youtube de Brut. Il répond aux questions de la communauté du média, ainsi que des journalistes Rémy Buisine, Yagmur Cengiz et Thomas Snegaroff.

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«Décisions impopulaires»

À l’inverse, une déclaration immédiate, à un an et demi du scrutin, l’empêcherait de prendre ces possibles «décisions impopulaires»«Si je me mets dans la situation d’être candidat, je ne prendrai plus les bonnes décisions», ni de «risques» pour «répondre à l’exigence du moment», avance-t-il, à la façon de ses prédécesseurs qui ont tenu à retarder une éventuelle entrée en campagne. «On vit quand même des temps qui sont assez inédits», se justifie le chef de l’État, à l’origine de deux confinements de la population pour lutter contre l’épidémie de Covid-19.


Source de vidéo: Lefigaro

Malgré la succession de crises, l’image d’Emmanuel Macron progresse dans l’opinion selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info publié vendredi. Le chef de l’État assure lui-même ne pas avoir abandonné tout travail de conviction. En réalité, «je suis candidat depuis le premier jour, parce que je me suis toujours construit, bâti, dans une volonté de convaincre et d’être au rendez-vous des résultats», explique-t-il. Tout en présentant un dessein aux allures de slogan, à l’adresse la France confinée : «réinventer collectivement ce que c’est qu’être Français». Dans ce but, il a promis aux jeunes auditeurs, vendredi, qu’il sera leur «allié».

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