En plein confinement, les chasseurs autorisés à pratiquer leur passion sous certaines conditions

Pour empêcher la prolifération de bêtes sauvages, de (rares) dérogations préfectorales autorisent des tirs ou le piégeage d’animaux. Sous conditions strictes.

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Avec la pandémie du Covid-19, beaucoup de pays sont sous confinement. Une situation qui n’est pas sans impacter sur l’activité des hommes. Dans plusieurs villes, les activités humaines sont suspendues et les rues désertes. Ces derniers jours, des images d’animaux sauvages, d’habitude discrets, faisant leur retour dans les centres-villes ont été observées notamment au Japon, en Thaïlande et même à Paris.

Cette situation inattendue de ces animaux qui reprennent leur droit sur la nature n’est pas sans conséquences dans les villes. C’est pour éviter que se multiplient les dégâts provoqués par des sangliers ou des cerfs que certaines préfectures ont donc décidé de rouvrir exceptionnellement la chasse, et ce malgré l’interdiction qui prévaut en période de confinement.

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Pour l’heure, ces dérogations se comptent sur les doigts d’une main. Et elles s’accompagnent de conditions strictes. Dans les Landes, la préfecture a autorisé la chasse aux animaux nuisibles pour les récoltes, tout particulièrement le sanglier, à condition de l’exercer seul et en respectant les gestes barrières. Les battues collectives sont, elles, toujours bannies. Le dépeçage des animaux peut s’effectuer à deux à condition de respecter un mètre de distance entre les deux individus.

Ailleurs, dans l’Aube, la préfecture a autorisé la reprise de l’agrainage en forêt, une méthode (contestée) qui permet d’attirer le gibier en répandant du grain. Objectif: nourrir les sangliers sur leurs lieux de vie pour éviter qu’ils ne dévastent les terrains agricoles. Même scénario en Côte d’Or où l’agrainage doit se pratiquer seul.

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D’après le Huffington Post, le dépeçage des animaux peut s’effectuer à deux, à condition de respecter un mètre de distance entre les deux individus. Ailleurs, dans l’Aube, la préfecture a autorisé la reprise de l’agrainage en forêt, une méthode contestée qui permet d’attirer le gibier en répandant du grain. L’objectif de l’agrainage est de nourrir les sangliers sur leurs lieux de vie pour éviter qu’ils ne dévastent les champs agricoles. C’est également le même procédé en Côte-d’Or où l’agrainage se pratique seul.

Jointe par le HuffPost, la Fédération nationale des chasseurs confirme de “rares” dérogations à la règle de confinement interdisant toute activité cynégétique. Elle précise que, lorsque la chasse est exceptionnellement autorisée, les chasseurs doivent se munir de leur permis de chasse, d’une copie de l’arrêté préfectoral ainsi que de leur attestation de déplacement individuelle en cochant la case renvoyant à des missions d’intérêt général.

Même si c’est exceptionnel, ces dérogations ne sont pas du goût des anti-chasses et les défenseurs des animaux. La Fondation Brigitte Bardot s’est notamment indignée que les chasseurs « s’autorisent à poursuivre leurs nuisances et à perturber la nature, notamment en continuant à agrainer, favorisant ainsi la reproduction des sangliers… pour ensuite légitimer leur abattage ».

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