France – Un agriculteur condamné à 8.000 euros d’amende pour l’odeur de ses vaches

Dans le Cantal, à Lacapelle-Viescamp, un agriculteur français ne décolère pas après avoir été récemment condamné à verser 8000 euros en amende en raison d’une plainte de ses voisins qui ne supportent pas l’odeur de ses vaches.

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«C’est incompréhensible !» Après la décision mercredi de la Cour de cassation de Limoges le condamnant à une amende de 8.000 euros, Nicolas Bardy, éleveur de vaches à Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal, est écœuré. Les voisins de Nicolas l’avaient attaqué en justice il y a 8 ans, lui reprochant l’odeur de ses bêtes.

Tout a commencé il y a 8 ans lorsque des citadins retraités ont décidé de s’installer dans la campagne française pour vivre leurs vieux jours dans la tranquillité. Or, ils ont rapidement déchanté lorsqu’ils ont reniflé les effluves émanant de leur nouveau voisin, la ferme de M. Bardy.

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Une somme qu’il juge excessive. «Ce n’est pas facile de sortir une telle somme aussi vite», a confié l’agriculteur. L’éleveur reste malgré tout très reconnaissant pour le soutien populaire qu’il a reçu. En effet, une pétition en ligne a été lancée et a récolté plus de 120.000 signatures sur le site change.org. Une cagnotte a également été créée pour l’aider à régler cette amende. «Nous sommes condamnés pour des nuisances olfactives qui ne sont pas des choses extraordinaires à la campagne», a constaté Alexandre Bardy avec amertume.

Voyant ce type de litiges de voisinage se multiplier, certains maires de communes rurales ont décidé d’agir. Celui de Beaumont-de-Lomagne, dans le Tarn, a ainsi fait apposer des panneaux assez clairs à destination des citadins : «Bruits des vaches, des tracteurs ou des cloches de village, ici il y a du bruit et si ça ne vous plaît pas, on vous prie de passer votre chemin». L’édile estime en effet que les personnes venant s’installer à la campagne doivent s’attendre à cohabiter avec les nuisances qui vont avec. Cet été en Dordogne, ce sont des habitants de la commune de Ribérac qui avaient fait appel à une entreprise de désinsectiseurs pour éliminer les cigales du jardin qui jouxte leur maison. La gérante de l’entreprise n’a pas donné suite, indiquant aux propriétaires que les cigales étaient « trop importantes pour la biodiversité« .

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Cette histoire n’est pas sans rappeler d’autres poursuites illustrant la cohabitation parfois difficile entre agriculteurs et citadins en France. Par exemple, le cas du coq Maurice avait fait le tour du monde, l’été dernier, lorsque la propriétaire de l’oiseau avait été poursuivie pour «nuisance sonore» par des retraités fatigués de se faire réveiller à l’aube.

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