France – Une animatrice licenciée pour s’être injectée de l’héroïne dans la salle de sieste d’une garderie

Une animatrice scolaire a été licenciée pour s’être injectée de l’héroïne dans la salle de sieste de la garderie où elle travaillait. La jeune femme avait jugé sa sanction « disproportionnée » et avait saisi le tribunal administratif de Rennes, qui a validé ce lundi son licenciement.

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Les faits remontent à mai 2017, époque à laquelle une animatrice scolaire de Mauron avait été surprise en train de se droguer à l’héroïne dans la salle de sieste de la garderie. Deux ans et demi plus tard, le tribunal administratif de Rennes a validé son licenciement, narre Actu.fr.

La jeune femme, titulaire de son poste d’adjointe territoriale d’animation depuis 2014, contestait sa révocation, estimant que la sanction était « disproportionnée » et que le conseil de discipline qui avait étudié son dossier, avait fait preuve de partialité.

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La jeune femme a « spontanément reconnu les faits », précise le jugement du tribunal même si elle indique « qu’elle n’a pas pu prendre son traitement de substitution en raison de l’impossibilité de se rendre à une pharmacie, ne disposant pas du permis de conduire ». La jeune femme avait été suspendue de ses fonctions le soir même.

Dans sa décision, le tribunal a noté que si «un élu de Ploërmel et de Ploërmel Communauté, qui employait partiellement la requérante lors des faits sanctionnés, a siégé lors du conseil de discipline, il ne disposait pas du pouvoir disciplinaire à l’égard de l’intéressée». Il n’y a donc «pas de doute sur l’impartialité du conseil de discipline», qui s’est tenu un mois après les faits.

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«Les faits reprochés à l’agent, (…), à savoir consommer de l’héroïne sur son lieu de travail, une garderie périscolaire, et durant le temps de service, alors qu’elle était au contact d’un très jeune public, sont d’une particulière gravité. Ainsi la requérante a gravement manqué à ses obligations statutaires et déontologiques», a conclu le tribunal, refusant de qualifier sa sanction de «disproportionnée».

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