Inouï : Un ancien général des forces croates se suicide en pleine audience (vidéo)

L’audience du procès devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye à l’encontre de six ex-dirigeants et chefs militaires des Croates de Bosnie a été suspendue après qu’un des accusés eut, selon un avocat, « pris du poison » après la confirmation de sa condamnation à 20 ans de prison ce mercredi 29 novembre.

« Praljak n’est pas un criminel », « je rejette votre verdict », a déclaré Slobodan Praljak debout avant de sortir une fiole de sa poche et d’en avaler le contenu. Son avocat a aussitôt indiqué qu’il s’agissait de « poison ».
L’ex-haut responsable des forces croates de Bosnie, Slobodan Praljak (72 ans) est mort dans un hôpital de la ville néerlandaise. Après son geste, le juge avait interrompu l’audience et appelé un médecin.

L’audience a donc été suspendue sans délai afin que l’ex-officier soit conduit à l’hôpital. L’homme de 72 ans est décédé quelques heures plus tard dans un hôpital de La Haye. Cet ancien responsable militaire serait à l’origine de nombreux crimes de guerre. Désormais, on se demande de quelle façon il a pu entrer dans le Tribunal avec du poison sur lui. Une enquête a donc été ouverte.

Le Premier Ministre de Croatie Andrej Plenkovic a quant à lui déclaré : « que le verdict à l’encontre des six croates était injuste ». Il a d’ailleurs tenu à rappelé que la Croatie avait aidé l’Armée de Bosnie-Herzégovine durant la guerre contre les forces armées de la République de Serbie.


source vidéo : Youtube / N1

Avec cinq autres responsables de la République croate d’Herceg-Bosna, entité autoproclamée des Croates de Bosnie, Slobodan Praljak assistait mercredi à l’audience d’appel de leur condamnation pour leur rôle dans la guerre qu’ils ont livrée en 1993 et 1994 aux forces bosniaques. Ils avaient été reconnus coupables d’une « entreprise criminelle commune » pour imposer une domination croate, en usant de l’épuration ethnique dans les zones que leurs forces contrôlaient.
Si la guerre de Bosnie a essentiellement opposé les musulmans aux Serbes, Croates et musulmans se sont également combattus en 1993 et 1994. L’image la plus symbolique de cette « guerre dans la guerre » fut la destruction en novembre 1993 du « Stari Most », le pont ottoman de Mostar. Le nom de Praljak est associé à cette destruction. « C’était juste un vieux pont », avait-il dit en 2004.

Crédit photo à la une : Tribunal Pénal International pour l’Ex-Yougoslavie / AFP

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