La France commencera à fermer ses bases au Mali d’ici à la fin de l’année

La fermeture des emprises françaises de Kidal, Tessalit et Tombouctou sera « achevée d’ici le début de l’année 2022 », a précisé le président de la République. Les chefs d’Etat du G5 Sahel s’entretiennent ce vendredi avec Emmanuel Macron par visioconférence.

publicités

Dans le cadre de la réduction de sa présence militaire au Sahel, Emmanuel Macron a déclaré vendredi que les bases françaises situées dans le Nord du Mali fermeraient au «second semestre de l’année 2021».

«Nos adversaires ont aujourd’hui délaissé une ambition territoriale au profit d’un projet de dissémination de la menace plus seulement à l’échelle du Sahel, mais à celle de l’Afrique de l’Ouest», a fait valoir le président de la République, en marge d’un sommet des pays du G5 Sahel.

publicités

Des détails attendus

Après plus de huit ans d’engagement massif, des sommes colossales englouties et 50 soldats morts au combat, le président français avait annoncé en juin la fin prochaine de l’opération Barkhane avec une revue à la baisse des effectifs français (5.100 soldats actuellement), la fermeture de bases militaires et une réarticulation de la lutte antidjihadiste autour de partenaires européens.

Même si Paris avait à plusieurs reprises évoqué la possibilité d’un retrait, les partenaires africains ont été pris de court par cette annonce. Ils sont avides de détails sur une opération qui pourrait considérablement modifier le rapport de force sur le terrain entre les armées régulières et les djihadistes liés à Al-Qaida et au groupe Etat islamique (EI).

publicités

Un retrait progressif

« Le Président Emmanuel Macron déballera tout demain », titrait jeudi à Bamako le quotidien Nouvel Horizon. « L’heure de l’explication a sonné entre Macron et ses alliés », estimait de son côté Aujourd’hui au Faso, à Ouagadougou, qui estime que le sommet « devrait être le rendez-vous de mise au point sur les i ».

La réduction des effectifs français s’opérera progressivement, avec un jalon à environ 3.500 hommes d’ici un an puis 2.500 personnes d’ici 2023, a indiqué récemment une source familière du dossier. Les commandos d’élite de la task force française « Sabre » devraient être maintenus.

avec AFP

Franbuzz sur Facebook

Répondre