La France place 45 départements en risque élevé de grippe aviaire, des restrictions imposées

45 départements ont été placés en risque « élevé » à la grippe aviaire ce jeudi 5 novembre. Un arrêté du Journal officiel qui permet de prendre des mesures pour protéger les élevages de volailles françaises.

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Après la découverte de cas de grippe aviaire au Pays-Bas et en Allemagne ou encore au Royaume-Uni, les autorités françaises viennent de passer jeudi 45 départements en risque « élevé » d’introduction de la grippe aviaire par les oiseaux migratoires, selon un arrêté publié au Journal officiel. Les éleveurs sont obligés de confiner les volailles ou de poser des filets de protection.

Ces mesures de restriction sont justifiées par « la nécessité de prendre des mesures de prévention urgentes et immédiates pour protéger les élevages de volailles français d’une potentielle contamination par le virus influenza aviaire par les oiseaux sauvages, en particulier dans les zones à risque particulier ou les départements traversés par des couloirs de migration », selon cet arrêté.

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Le virus a atteint les Pays Bas, puis le Royaume-Uni

Il s’agit, selon l’exposé du ministère de l’Agriculture, de « prendre en compte l’évolution sanitaire défavorable vis-à-vis de l’influenza aviaire dans l’avifaune en Europe ». Depuis l’apparition de foyers en Russie et au Kazakhstan cet été, l’épizootie, qui ne présente aucun danger pour l’homme, a progressé vers l’ouest, atteignant récemment les Pays-Bas.

« Depuis, une dynamique d’infection s’est emballée puisque 13 cas en faune sauvage et un foyer en élevage de poulets de chair aux Pays-Bas et 13 cas chez des oiseaux sauvages en Allemagne ont été déclarés. Le 3 novembre, le Royaume-Uni déclare également un premier foyer, dans le nord-ouest de l’Angleterre », souligne le ministère.

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Un risque jusqu’alors « négligeable »

Des départements connus pour leur production de foie gras, comme les Landes et le Gers, figurent parmi ces territoires. Le risque reste qualifié de « modéré » dans les autres départements.

Depuis janvier 2018, et jusqu’à fin octobre, le risque était encore considéré comme « négligeable » dans tout le pays. La France est à ce jour indemne de ce virus, qui ne présente aucun danger pour l’homme mais est très contagieux pour les oiseaux. Son retour sur le territoire national aurait des conséquences économiques majeures pour la filière, qui pourrait voir se fermer les débouchés à l’exportation.

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