La quasi-totalité des bus électriques d’Amiens à l’arrêt à cause du froid

C’est avec amertume que les usagers du réseau urbain d’Amiens ont découvert que les bus électriques Irizar IeTram ne circulaient pas Mardi 9 février.

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Mécontent de la situation, le président d’Amiens Métropole a préféré ironiser après l’arrêt de la quasi-totalité des bus électriques Nemo à cause de la vague de froid. Cependant, il ne compte pas en rester là.

Ce mardi, seuls 6 des 43 bus ont pu circuler sur le réseau Ametis, les autres étant cloués au dépôt à cause de la vague de froid. Une situation qui pourrait prêter à sourire si elle n’impactait pas le quotidien de milliers d’habitants de l’agglomération d’Amiens, relate France Bleu.

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La raison de l’arrêt de la quasi-totalité du réseau est la vague de froid qui a gagné le nord de la France. Les tramways sur roues ont refusé de prendre la route. En cause, des pompes à chaleur trop peu efficaces et des bouteilles d’air gelées.

L’incident est dû à la chute des températures

Pour Éric Patoux, le directeur de Kéolis Amiens, l’entreprise qui exploite le réseau Ametis : « L’incident est dû à la chute des températures. Le premier problème est un problème de chauffage. Le chauffage, qui fonctionne avec un système de pompe à chaleur, n’arrive pas à monter en puissance. Nous avons une température d’environ 10° à l’intérieur des bus, ce qui n’est socialement pas acceptable pour nos conducteurs comme pour nos passagers. »

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Il poursuit : « Il y a un deuxième problème, qui est lié au gel qui s’est installé dans les bouteilles d’air qui alimentent le système de freinage. Le système se met donc en défaut et les bus ne peuvent pas démarrer. Nous avons réaffecté des bus qui roulent au gasoil pour pallier le manque de Nemo électriques et essayer d’avoir une fréquence de passage située entre 20 et 30 minutes. Nous tenons à présenter à nos voyageurs toutes nos excuses pour la gêne occasionnée », a-t-il expliqué.

La Métropole d’Amiens a investi plus de 40 millions d’euros dans ses 43 véhicules mis en service au printemps 2019. Son représentant, Alain Gest, a déclaré à France Bleu Picardie qu’il n’avait que très rarement vu les 43 véhicules fonctionner tous en même temps.

Les techniciens du constructeur devaient se rendre sur place

Les techniciens du constructeur Irizar devaient se rendre sur place dans la soirée de Mardi pour tenter de remédier aux différents problèmes rencontrés. Mais jusqu’à Jeudi, le site du réseau Amétis indique toujours des perturbations en raison du froid.

« Quand nous avons décidé d’acheter ces bus, il ne nous a pas été précisé qu’ils ne fonctionnaient que dans les pays chauds », a d’abord ironisé Alain Gest, avant de préciser : « C’est tout simplement inadmissible. C’est la raison pour laquelle je vais adresser un courrier à la direction d’Irizar pour la convoquer à Amiens. Nous regarderons ensuite la suite à donner à cette affaire. »

« Ce sont des bus issus d’une technologie nouvelle : on peut concevoir qu’il soient confrontés à des pannes. Mais lorsque nous les avons achetés chacun savait, y compris Irízar, qu’ils allaient fonctionner dans le nord de la France. Il y a trop de sujets de discussion depuis l’installation de ces bus en mai 2019. Nous n’avons que très rarement pu utiliser en même temps les 43 bus que nous avons achetés. On est donc arrivé à un stade où il faut qu’Irizar s’explique et trouve des solutions », a conclu Alain Gest.

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