La vaccination des enfants, prochaine étape dans la lutte contre la pandémie

L’entreprise américaine Moderna a annoncé mardi avoir commencé des essais de son vaccin contre le Covid-19 sur des enfants et même très jeunes enfants, une nouvelle étape considérée comme nécessaire pour arriver à mettre un terme à la pandémie.

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Actuellement, le vaccin anti-Covid de Pfizer est autorisé pour les personnes âgées de 16 ans et plus, et ceux de Moderna et de Johnson & Johnson pour les 18 ans et plus. L’entreprise américaine Moderna a annoncé ce mardi avoir commencé des essais de son vaccin contre le Covid-19 sur des milliers d’enfants âgés de 6 mois à 11 ans.

S’ils constituent une part importante de la population, les enfants sont toutefois moins exposés aux cas graves de la maladie, tout en la transmettant moins pour les plus jeunes d’entre eux. Leur vaccination n’a donc jusqu’ici pas été une priorité.

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Actuellement, le vaccin anti-Covid de Pfizer est autorisé pour les personnes âgées de 16 ans et plus, et ceux de Moderna et de Johnson & Johnson pour les 18 ans et plus. Les trois entreprises américaines ont déjà commencé, parfois depuis plusieurs mois, des essais cliniques pour tester leur vaccin sur les adolescents (à partir de 12 ans). AstraZeneca étudie de son côté l’effet de son vaccin dès 6 ans. La société de biotechnologie Moderna prévoit-elle désormais que 6.750 enfants et bébés participent à des essais aux États-Unis et au Canada. Ils seront suivis sur douze mois après la seconde injection.

Pas d’immunité collective sans les enfants

Leur nombre est inférieur aux dizaines de milliers de recrues pour les essais sur les adultes, car il s’agit ici surtout de déterminer quel dosage est le mieux adapté pour eux, expliquent des experts. « Les enfants de moins de 10 ans transmettent moins le virus, mais cela ne veut pas dire qu’ils ne le transmettent pas du tout », y compris à des personnes à risques, a argué la Dr. Lee Savio Beers, présidente de l’American Academy of Pediatrics. Et « même s’ils ont moins de chance de tomber terriblement malades, ils peuvent aussi l’être », y compris parfois sur plusieurs mois, a-t-elle dit, rappelant que plusieurs centaines de décès d’enfants ont été enregistrés.

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Aux États-Unis, environ un cinquième de la population a moins de 18 ans. Et cette proportion peut-être plus élevée dans d’autres pays. Il semble donc en outre peu probable que ce que l’on appelle l’immunité collective, nécessaire pour stopper l’épidémie, puisse être atteinte sans inclure les plus jeunes. On ne sait pas encore exactement quel pourcentage de population vaccinée sera nécessaire pour arriver à cette immunité collective : peut-être entre 70 %… ou 85 %, selon le Dr. Fauci.

Pas le même rapport bénéfices/risques

Toutefois, « le calcul du rapport risques/bénéfices sera différent lorsque vous vaccinerez un enfant de 9 ans ou quelqu’un de 90 ans », nuance Amesh Adalja, du Centre Johns Hopkins pour la sécurité sanitaire. Ce contre quoi les vaccins sont très efficaces, à savoir les cas graves de Covid-19, les hospitalisations et les décès, « sont très rares lorsque vous considérez la population plus jeune ». Dans ce contexte, « quel niveau d’effets secondaires est tolérable ? », demande-t-il.

Parce qu’ils n’ont pas fini leur développement, les essais cliniques sur les enfants visent à comprendre comment leur système immunitaire réagit à différents stades de croissance. Procéder par étapes en descendant progressivement les classes d’âge est une démarche standard dans le développement de traitements. Mais selon Amesh Adalja, il est aussi possible que la pandémie soit sous contrôle avant même que la distribution des vaccins pour les enfants n’aboutisse.

Avec AFP

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