La vieille dame meurt dans une maison de retraite et laisse un poème bouleversant qui a ému tout le monde

En France, pas moins de 90 000 personnes âgées meurent chaque année dans des maisons de repos, selon les chiffres de l’Observatoire national de la fin de vie. Ces personnes âgées se disent vivre une première mort, par exclusion de la vraie vie, celle des gens actifs. Un sentiment d’autant plus renforcé par le « non choix » d’entrer en maison de retraite, la peur de cette perspective de fin, ce mal-mourir, lent et avilissant.

La question de l’abandon des personnes âgées se pose avec acuité à l’heure où les liens familiaux se sont distendus ou n’existent plus et où les mœurs ont été chamboulées de fond en comble. Le détachement de la part de la génération actuelle vis-à-vis de leurs géniteurs est flagrant. Les personnes âgées en posture de vulnérabilité finissent souvent recluses, murées dans la solitude, sans affection, et s’éteignent dans des conditions précaires, dans l’oubli et le déni.

C’est l’histoire d’une femme âgée qui a vécu ses derniers jours dans une maison de retraite. Les soignantes voyaient en elle une femme frêle et renfrognée, recroquevillée dans son coin à attendre son heure. Ce n’est qu’après sa mort que le personnel fera une découverte inattendue qui les a tous bouleversés.

image: Giaging

Cette vieille dame irlandaise était connue de tous. Quand elle rendu l’âme, les agents de nettoyage ont retrouvé le poème dans ses affaires. On ne se rend pas vraiment compte que le temps passe vite que lorsqu’on atteint un certain âge. Et plus on vieillit, plus on se sent de plus en plus seul. Beaucoup de personnes âgées sont maintenant dans cette situation, que ce soit dans leur domicile ou dans les maisons de retraite.

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« La veille dame grincheuse », le poème émouvant d’une vieille dame décédée dans une maison de retraite est devenu une classique. Personne ne sait vraiment si elle l’a réellement écrit, mais le contenu continue à toucher tout le monde.

image: pbs

« La vieille dame grincheuse » raconte une réalité vraie

Sur sa table de chevet, la vieille dame a pris le soin de laisser un petit message en prose à ces aides-soignants. Sur un morceau de papier, elle s’effeuillait, dévoilant des pans de sa vie qui leur échappaient, leur contant ce qu’avait été sa vie de jeunesse avant de finir en maison de repos. Une belle leçon de vie qui nous fait méditer à cette phrase lourde de sens, signée Cicéron : « Il n’y a qu’un pas de l’enfance à la jeunesse,  et notre course est à peine commencée, que la vieillesse nous atteint, sans que nous y pensions. ».
Ce poème est peut-être vrai, peut-être inventé mais au délà de sa véracité, il met des mots sur ce que vivent des millions de personnes. Selon l’histoire la plus courante à propos de ce poème, les infirmières avaient pris soin d’elle autant que possible. L’équipe soignante l’avait soutenue jusqu’à la fin, quand elle est morte dans son sommeil.

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C’est un poème très touchant, découvrez-le ci-dessous :

« Que vois-tu, toi qui me soignes, que vois-tu ? 
Quand tu me regardes, que penses-tu ?

Une vieille femme grincheuse, un peu folle 
Le regard perdu, qui n’y est plus tout à fait, 
Qui bave quand elle mange et ne répond jamais, 
Qui, quand tu dis d’une voix forte « essayez » 
Semble ne prêter aucune attention à ce que tu fais 
Et ne cesse de perdre ses chaussures et ses bas, 
Qui docile ou non, te laisse faire à ta guise,
Le bain et les repas pour occuper la longue journée grise.
C’est ça que tu penses, c’est ça que tu vois ?

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Alors ouvre les yeux, ce n’est pas moi.
Je vais te dire qui je suis, assise là si tranquille
Me déplaçant à ton ordre, mangeant quand tu veux :

Je suis la dernière de dix, avec un père et une mère,
Des frères et des soeurs qui s’aiment entre eux.

Une jeune fille de 16 ans, des ailes aux pieds,
Rêvant que bientôt, elle rencontrera un fiancé.

Mariée déjà à 20 ans. Mon coeur bondit de joie
Au souvenir des voeux que j’ai fait ce jour-la.

J’ai 25 ans maintenant et un enfant à moi
Qui a besoin de moi pour lui construire une maison.

Une femme de trente ans, mon enfant grandit vite,
Nous sommes liés l’un à l’autre par des liens qui dureront.

Quarante ans, bientôt il ne sera plus là.
Mais mon homme est à mes côtes qui veille sur moi.

Cinquante ans, à nouveau jouent autour de moi des bébés ;
Me revoilà avec des enfants, moi et mon bien-aimé.

Voici les jours noirs, mon mari meurt.
Je regarde vers le futur en frémissant de peur,
Car mes enfants sont tous occupés à élever les leurs,
Et je pense aux années et à l’amour que J’ai connus.

Je suis vieille maintenant, et la nature est cruelle,
qui s’amuse à faire passer la vieillesse pour folle,
Mon corps s’en va, la grâce et la force m’abandonnent.

Et il y a maintenant une pierre là ou jadis j’eus un coeur.

Mais dans cette vieille carcasse, la jeune fille demeure
Dont le vieux coeur se gonfle sans relâche.

Je me souviens des joies, je me souviens des peines,
Et à nouveau je sens ma vie et j’aime.
Je repense aux années trop courtes et trop vite passées,
Et accepte cette réalité implacable que rien ne peut durer.

Alors ouvre les yeux, toi qui me soignes et regarde.
Non pas la vieille femme grincheuse… Regarde mieux, tu me verras ! »

Les personnes âgées ce n’est pas qu’une peau qui a pris des rides, c’est toute une vie. Ces derniers mots d’une femme mourante, d’une femme oubliée de tous sont très touchants. Il ne faudrait jamais l’oublier.

 Partagez votre poème avec vos proches et prenons tous soin de nos aînés !

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