Le pompier blessé qui a insulté violemment Emmanuel Macron est suspendu avant un conseil de discipline

Nicolas B., le pompier blessé qui a été filmé lors de la manifestation du 15 octobre, en train d’insulter Emmanuel Macron, a reçu mardi 22 octobre, une sanction provisoire. Le pompier est suspendu de ses fonctions de manière temporaire avec un délai maximum de quatre mois, indique Le Parisien.

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Une semaine après la manifestation des pompiers à Paris, Nicolas B., le pompier de l’Essonne qui affirmait avoir été blessé par un CRS, connu pour la vidéo relayée sur les réseaux sociaux où il a insulté le Président français, a reçu un courrier qui lui annonçait sa suspension, relate Le Parisien.

Par le biais de ses avocats, Nicolas B., adresse une lettre ouverte au président, au ministre de l’Intérieur, au préfet et au président du conseil départemental de l’Essonne dans laquelle il exprime « ses regrets ». Cela n’a pas empêché qu’il soit suspendu ce mardi.

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L’une des avocates de Nicolas, Valentine Reberioux ne souhaite pas contester cette suspension : « Le temps d’avoir une décision, le conseil de discipline sera déjà passé ». Mais elle ne comprend pas cette décision. L’avocate affirme qu’une telle sanction est adaptée lorsque les faits sont tellement graves que la personne concernée ne peut plus travailler. Or, « il a été de garde jeudi 16 octobre », « le SDIS agit avec un train de retard ».

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C’est justement le tribunal administratif de Versailles qui tranchera la question des sanctions qui seraient infligées à Nicolas B. et transmettra son avis motivé au président du conseil d’administration du SDIS de l’Essonne, indique Le Parisien. Malheureusement pour lui, cette suspension implique également une sanction financière, indique Le Parisien. En effet, il devrait perdre environ 900 euros par mois au cours de sa suspension.

L’organisateur d’une cagnotte virtuelle bientôt ouverte en soutien au pompier, qui avait voulu garder son anonymat, a souligné qu’il s’agissait d’une victime d’un LBD, qu’il est nécessaire d’aider: «On se doit de le soutenir. C’est une victime, il a été agressé lors de cette manifestation». De plus, «l’argent récolté doit permettre à Nicolas de financer sa perte de salaire», a-t-il ajouté cité par Le Parisien. Toutefois, cette situation ne semble pas émouvoir tout le monde au sein de la profession. Si certains pompiers se montrent compatissants, d’autres se sont désolidarisés de lui en raison de la violence de ses propos.

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