Le programme «Comme j’aime» condamné pour pratique commerciale trompeuse

Le très médiatique programme minceur, qui vante depuis deux ans sa première semaine gratuite, a été épinglé par le TGI de Paris, rapporte « Le Parisien ». La mention devra être retirée des publicités.

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Une semaine de repas minceur gratuits : la formule percutante qui a inondé les écrans de télévision ces derniers mois devrait disparaître des spots de la désormais célèbre société de régimes minceur Comme j’aime. La société a été condamnée jeudi pour «pratique commerciale trompeuse», et devra supprimer « dans l’ensemble de ses supports publicitaires (presse, télévision, Internet), y compris les témoignages, la mention d’une semaine gratuite », selon l’ordonnance de référé consultée par Le Parisien.

10 000 euros d’amende

L’entreprise fondée par Bernard Canetti a un mois pour se conformer à la décision de justice et devra s’acquitter de la somme de 10.000 euros au titre de «l’atteinte portée à l’intérêt collectif des consommateurs».  Non, Comme j’aime ne propose pas de semaine de repas gratuits, a estimé le tribunal. Le consommateur doit en réalité payer pour un mois de colis de repas lorsqu’il souscrit à une offre de Comme j’aime. Un premier mois par ailleurs onéreux malgré cette première semaine «offerte»: il est proposé à partir de 519 euros.

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Nouvelle formule promotionnelle

«Dans la lignée de la loi alimentation [promulguée en novembre 2018], qui encadrait notamment les promotions, cette décision du tribunal de Grande Instance va dans le sens d’une régulation renforcée des pratiques», analyse Jonathan Bomstein, avocat au barreau de Toulouse. Bernard Canetti, fondateur de Comme j’aime, a admis une formule «maladroite» auprès du Parisien. Les slogans promotionnels de Comme j’aime seront donc repensés… Sans ébranler pour autant le modèle largement porté par la publicité de cette société créée en 2009, et qui revendique, en 2018, 130 millions d’euros de chiffre d’affaires et 200.000 inscrits.

Pour que ce soit gratuit, il ne faut rien payer, qu’il n’y ait pas un transfert d’argent du consommateur vers le professionnel. Or, dans le cas de Comme j’aime, il ne s’agit pas d’une semaine gratuite mais plutôt du principe du satisfait ou remboursé. Ce n’est pas du tout la même chose. C’était donc une pratique commerciale trompeuse.’ explique le délégué général de l’association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), François Carlier.

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Contacté par Le Parisien, Bernard Canetti n’a pas polémiqué. ‘Il n’y a aucun problème. Si la cour considère que le fait d’utiliser le mot gratuit est maladroit, on va changer ce terme’, a-t-il assuré, n’évoquant pas la possibilité de faire appel comme il en a le droit.

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