L’enfer des « vaches à hublot » dénoncé dans une nouvelle vidéo choc de L214

Les images, révélées par l’association L214, ont été tournées en caméra cachée dans un centre privé de recherches en nutrition animale en France. On y voit des vaches à l’estomac perforé, des poulets difformes ou encore des lapins malades, enfermés dans de petites cages.

Avant de regarder ces images, il vaut mieux avoir l’estomac bien accroché. L’association de défense des animaux L214 met en ligne ce jeudi 20 juin une vidéo pour dénoncer les conditions de vie des animaux dans la ferme expérimentale de Sourches, à Saint-Symphorien, dans la Sarthe. Cet élevage appartient à l’entreprise Sanders, leader français de la nutrition animale et filiale du groupe agro-industriel Avril qui produit 25% des œufs consommés en France, un cochon sur huit et un lapin sur quatre qui finissent dans les assiettes, selon le rapport de L214. C’est sur ce site, bâti en 1958, qu’elle teste ses produits.

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image:  Capture d’écran vidéo L214

Les images, racontées par l’animateur de France 2 Nagui, ont été tournées en caméra cachée à l’intérieur du premier centre privé européen de recherches en nutrition animale et conduite d’élevage de la Sourches, à Saint-Symphorien (Sarthe), entre février et mai 2019.

Les opérateurs du centre réalisent le principe de « vache à hublot ». Les bêtes sont « fistulées », leur estomac perforé. Après le dépôt des aliments au fond de l’estomac, le personnel nettoie les rebords du hublot à l’aide d’un jet d’eau. Les « vaches à hublot » vivent à même le béton, enfermées.

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image:  Capture d’écran vidéo L214

Dans Le Parisien, le porte-parole du groupe Avril assure que cette technique « s’accompagne d’un suivi vétérinaire rigoureux et est considéré comme indolore pour l’animal » et précise que la ferme de Sourches ne compte que six vaches « fistulées ». L’industriel argue que cela a déjà permis « de réduire l’usage d’antibiotiques en élevage et de réduire les émissions de nitrates et de méthane (gaz à effet de serre) liées à l’élevage. » Une défense qui ne convainc pas Sébastien Arsac, cofondateur de L214 : « L’argument est cocasse. (…) Ces recherches ont aussi des conséquences sur l’ensemble des animaux d’élevage qui se verront appliquer le même régime alimentaire, à l’origine de nombreux problèmes de santé. Quel est le sens de cette course ? »

L214 a décidé de porter plainte contre le centre pour « expérimentations illégales et sévices graves sur les animaux ». L’association appelle également le gouvernement à réagir et demande au ministres de la Recherche et de l’Agriculture d’interdire ce type de recherches.

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Source de vidéo: Youtube- L214

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