«Les patients en réanimation étaient celles qui n’avaient pas respecté le confinement» : Le préfet de police de Paris crée la polémique

Le préfet de police de Paris a affirmé que les personnes hospitalisées en réanimation étaient celles qui n’avaient pas respecté le confinement. Ce qui a provoqué l’indignation d’une partie de la classe politique ainsi que de médecins, et un recadrage du ministère de l’Intérieur, malgré ses excuses publiquement.

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La déclaration n’est pas passée. Le préfet de police de Paris a une nouvelle fois créé la polémique vendredi, cette fois il a estimé que les personnes hospitalisées en réanimation étaient celles qui «n’avaient pas respecté le confinement», suscitant la colère des médecins et de la classe politique. Sous pression, il a présenté ses excuses.

« Pas besoin d’être sanctionné pour comprendre que ceux qui sont aujourd’hui hospitalisés, qu’on trouve dans les réanimations, sont ceux qui au début du confinement ne l’ont pas respecté. Il y a une corrélation très simple », a-t-il déclaré ce vendredi 3 avril au micro de BFMTV lors d’une opération porte d’Orléans à Paris qui visait à dissuader les départs en vacances du printemps.

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Vite reprise, la déclaration a fait réagir sur les réseaux sociaux. Trois heures après avoir prononcé ces mots et sur demande du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui l’a appelé, selon une source proche du dossier, le préfet présentait ses excuses, via un communiqué.

Didier Lallement «regrette les propos qu’il a tenus ce matin (…) et tient à les rectifier », indique le communiqué de la préfecture de police.

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«L’intention n’était pas d’établir un lien direct entre le non-respect des consignes sanitaires et la présence de malades en réanimation», mais de «de rappeler la nécessité d’une stricte application du confinement», ajoute-t-il. «Ce propos du préfet de police est inexact. Ce qui est vrai, c’est que le bon respect du confinement est un enjeu sanitaire majeur», a-t-on vite réagi dans l’entourage de Christophe Castaner.

Dans l’après-midi, le préfet, revenant à un « message d’unité, de solidarité », s’est de nouveau excusé, face caméra cette fois. «Sur le fond, cela est faux mais au-delà de l’inexactitude, c’est une erreur et je la regrette à plusieurs titres», a-t-il dit en présentant de nouveau « ses excuses ». «Je regrette d’avoir tenu ces propos et je comprends les réactions qu’ils ont suscités», a-t-il souligné.

La classe politique outrée

Plusieurs responsables politiques ont rapidement condamné « l’arrogance » ou les « insanités » de ces propos.

Le chef des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon

Le premier secrétaire du PS Olivier Faure

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen

Le député LR des Alpes-maritimes Eric Ciotti

Le député LREM, Aurélien Taché

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