Les restaurateurs font du bruit pour montrer leur opposition aux mesures sanitaires (VIDEO)

Ce vendredi 2 octobre aux alentours de midi, une vingtaine de restaurateurs du centre-ville de Bordeaux a répondu à l’appel de Philippe Etchebest. Le but de la manifestation  ? Faire un maximum du bruit pour attirer l’attention du gouvernement sur leur situation, ils taperont sur leurs casseroles.

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Devant le Grand Théâtre de Bordeaux, au sein duquel Philippe Etchebest tient son restaurant, plusieurs restaurateurs ont fait entendre leur voix ce vendredi à 11 h 45, après l’appel lancé mercredi par le très médiatique chef. Une opération écourtée par une averse.

Il ne décolèrent pas depuis les annonces d’Olivier Veran, précisées par le préfet de l’Isère et le passage de la métropole de Grenoble en zone d’alerte renforcée. Les patrons et salariés de bars, restaurants et hôtels sont sortis ce vendredi matin, avec « leur outils de travail » pour manifester leur mécontentement et annoncer leur mort prochaine, à cause de l’obligation de fermer à 22 heures pour les cafés et la limitation des tablées à 10 personnes pour les restaurants.

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Comme ce vendredi matin, tous les vendredis midi jusqu’à nouvel ordre, ce sera concert de casseroles dans les rues de Grenoble pour se faire entendre. Avec un message simple : « Laissez nous travailler ».

«Faire du bruit pour ne pas mourir en silence »

«Faire du bruit pour ne pas mourir en silence », c’est la formule affichée de l’opération. « Il faut trouver une solution avant que ça craque », a lancé Philippe Etchebest sur le parvis de la place de la Comédie. Très en colère que les restaurants soient stigmatisés comme des lieux propagateurs du virus, il a affirmé qu’ils « n’étaient pas plus dangereux que des cantines scolaires ou des restaurants universitaires », en soulignant le respect des mesures de protection au sein des établissements.

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Un gros sentiment d’injustice

« C’est bien qu’ils prennent des mesures. Nous, on applique les gestes barrière, les espaces entre les tables. Il n’y a pas de raison que l’on ferme si les universités sont ouvertes, les grandes surfaces sont ouvertes, les magasins sont ouverts » déplore Jean-Philippe Perrin, chef de cuisine dans un restaurant de la place aux Herbes à Grenoble. Dans celui d’à côté, Kevin Pirrello est du même avis. « On est content de pouvoir travailler après ces deux mois et demi de fermeture. On ressent clairement ces mesures comme une injustice. On est en centre-ville. On respecte le protocole sanitaire et on n’a eu aucun contrôle de police » regrette-t-il.

Ces restaurateurs ont aussi voulu répondre à l’appel de l’emblématique chef bordelais Philippe Etchebest« Je le demande à tous les restaurateurs, il faut continuer, ne pas lâcher l’affaire » appelle Haikel Chebbi, chef de salle d’un restaurant du centre de Grenoble. « Tous les vendredis à 11h45, on va faire du bruit avec des casseroles, nos outils de travail en cuisine » poursuit-il.

« On est encore dans l’élan des reports de charges, de loyers etc, mais on aura au moins 30% de dépôts de bilan à la fin de l’année. Heureusement, les deux mois, juillet-août ont été de bons mois, il a fait beau, même si Grenoble n’est pas une ville touristique » détaille Danielle Chavant, présidente de l’UMIH38. « Mais ça ne remplacera pas les deux mois de fermeture du confinement parce que pendant ce temps-là, les charges ont couru » conclut-elle.

Celui qui estime « parler pour ceux qui vivent la même chose » a rappelé l’existence de nombreuses petites entreprises familiales de restauration, jugées fragiles.

En Gironde, les cafetiers doivent fermer leurs portes à 22 h et se plier à quelques règles comme l’interdiction de consommation debout.

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