L’interpellation violente d’une femme enceinte en Seine-St-Denis a choqué de nombreuses personnes, une enquête ouverte (VIDÉO)

Malgré ses protestations, et celle de témoins de la scène, elle a été plaquée au sol et immobilisée pendant de longs instants. La jeune femme s’est déclarée enceinte pendant l’interpellation.

publicités

Ce mardi 16 juin, en gare d’Aulnay-sous-Bois (93), une femme a été violemment plaquée au sol par des agents de sécurité de la SNCF. Son mari leur crie qu’elle est enceinte, il est immobilisé à son tour. La scène a été filmée par un passant et relayée sur les réseaux sociaux.

Sur les images ci-dessous, on peut voir trois agents de la sûreté ferroviaire plaquer la femme au sol alors que son mari tente d’intervenir en criant que sa femme est enceinte. Les personnes présentes essaient en vain de raisonner les agents lorsque finalement l’un d’eux lance du gaz lacrymogène pour faire évacuer la gare.

publicités

Que s’est-il passé après ?

Comme le relate « le Parisien », la voyageuse, qui s’est elle-même déclarée enceinte, a été emmenée à l’hôpital afin d’y subir des examens liés à sa grossesse. Elle a porté plainte ce mercredi matin au commissariat de Sevran et devrait se plier prochainement à de nouveaux examens, susceptibles de déboucher sur la prescription de jours d’incapacité temporaire de travail (ITT). Son compagnon, qui a tenté de la défendre pendant l’interpellation, a quant à lui été placé en garde à vue pour « outrages et violences ».

‘La personne mise en cause venait d’être verbalisée à trois reprises, notamment car elle ne portait pas de masque, qu’elle avait craché et qu’elle voulait prendre le train sans billet. Les agents l’ont ensuite invité à quitter la gare. Devant son refus, et un comportement agressif, cette injonction de quitter la gare est devenue contraignante’ a assuré la SNCF.

publicités

La SNCF affirme aussi que ses agents ont été victimes de « griffures » et de « morsures », et que trois d’entre eux se sont vu prescrire des ITT allant de cinq à sept jours. Ceux-ci ont également porté plainte et ont déjà été entendus par les autorités judiciaires. Enfin, l’entreprise précise dans son communiqué que les membres de la Sûreté ferroviaire ont eux-mêmes contacté le Samu au terme de l’interpellation, afin de prendre en charge médicalement la jeune femme.

Franbuzz sur Facebook

Répondre