L’OMS qualifie désormais l’épidémie de coronavirus de «pandémie»: voici ce que cela signifie

Le directeur général de l’OMS, « Tedros Adhananom Ghebreyesus » a déclaré mercredi 11 mars, que l’épidémie du Covid-19, qui a contaminé plus de 110.000 personnes dans le monde depuis fin décembre, était passée au niveau de « pandémie ». Depuis plusieurs jours, la menace était estimée comme « très réelle ».

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Très tôt, dès janvier, l’OMS avait annoncé une « urgence de santé publique de portée internationale ». Mais dès lors, tout le monde s’interrogeait sur la possible transition vers une pandémie. À l’époque, comme on vous le relatait alors, il était clairement trop tôt pour définir ainsi la situation — on comptait, fin janvier, seulement 4 500 personnes infectées et 100 morts, dans encore peu de pays.

Aujourd’hui, la situation s’est élargie car Covid-19 s’est répandue : 120 000 infections, 4 300 décès, et une propagation à 114 pays à travers le globe. « Nous avons estimé que le Covid-19 peut être caractérisé comme une pandémie », a déclaré le directeur général de l’OMS, en conférence de presse à Genève.

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Carte de la propagation au 11 mars 2020. // Source : Johns-Hopkins University

Avant de prendre cette décision, le directeur général a mené d’intenses consultations auprès de spécialistes et des directeurs régionaux de l’organisation. « Nous comprenons l’impact » du recours à ce terme, a fait remarquer le chef du programme d’urgence au sein de l’organisation Michael Ryan. Cette étape doit constituer « un appel à l’action et non à abandonner » la lutte.

M. Tedros a ajouté qu’il faut toujours tenter de contrôler l’épidémie. Il a détaillé la séquence que les autorités sanitaires devraient suivre avec chaque cas. Il faut les trouver, les identifier, les isoler, les soigner et également chercher les contacts de cette personne. « Chaque branche et chaque citoyen doivent être actifs », a affirmé le directeur général. Celui-ci s’est dit alarmé par l’augmentation du nombre de cas et du nombre de pays affectés. Mais aussi par celui de l' »inaction ».

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L’OMS s’inquiète encore de la situation et de la fatigue du personnel de santé avec l’augmentation du nombre de cas. Il faut lutter contre la pénurie de matériel de protection pour ces collaborateurs, a plaidé l’organisation. La Chine a récemment accepté d’approvisionner l’Italie et l’Iran, deux Etats particulièrement touchés par le nouveau virus.

Dans un contexte déjà très anxiogène, ces précisions sont importantes : la « pandémie » ne vient pas d’un critère de sévérité, mais de diffusion. C’est une échelle de grandeur, en somme. Cela ne change donc rien au taux de mortalité qui reste aujourd’hui encore relativement bas. Par ailleurs, les autorités sanitaires ont depuis longtemps pris en compte cette échelle, la France ayant par exemple déclenché son plan de prévention et de lutte contre la pandémie grippale (qui comporte donc bel et bien la notion de pandémie). Ce plan avait été créé en 2011, deux ans après la pandémie de grippe A (H1N1).

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