Michel Lelièvre, ancien complice de Marc Dutroux, libéré sous conditions en Belgique avant la fin de sa peine

Lundi, 30 septembre, le tribunal d’application des peines a accepté la demande de libération du prisonnier belge Michel Lelièvre, ancien complice de Marc Dutroux incarcéré depuis 1996. 

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Michel Lelièvre avait été condamné en 2004 à 25 ans de prison pour son rôle actif dans l’affaire Dutroux. La principale est de trouver un logement dans les six mois à venir. S’il n’y parvient pas, la décision du TAP ne sera plus valable et l’intéressé devra introduire une nouvelle demande de libération.  Le TAP a décidé de libérer anticipativement Michel Lelièvre, deux ans avant qu’il n’ait fini de purger la totalité de sa peine de 25 ans de prison.

image: © BELGA

Trouver un logement

Lundi, le TAP de Bruxelles a donc accepté de le libérer quatre ans avant le “fond de peine” (prévu le 4 octobre 2023, date à laquelle il serait sorti sans plus aucun compte à rendre) à plusieurs conditions. La principale est de trouver un logement dans les six mois à venir. Michel Lelièvre a déjà tenté de trouver une adresse, en vain jusqu’ici, essuyant un refus dès qu’il mentionnait son identité, notamment dans les maisons d’accueil. Il envisage d’autres pistes, dans une grande ville où son anonymat serait plus facile à préserver.

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Larges interdictions géographiques

Outre cette condition, le tribunal a énoncé de nombreuses zones géographiques où l’ancien complice de Marc Dutroux ne pourra pas se rendre, de lieux vastes comme une province, à des quartiers délimités de manière très précise. Il s’agit notamment de zones où vivent et travaillent les victimes et familles des victimes de Marc Dutroux, avec lesquelles Michel Lelièvre ne peut avoir aucun contact.

« L’homme à tout faire » de Dutroux

Cet homme, aujourd’hui âgé de 48 ans, avait été arrêté en 1996 en même temps que Marc Dutroux et Michelle Martin, qui était à l’époque la compagne du pédophile. Incarcéré à la prison d’Ittre (centre), il était admissible à la surveillance électronique et à la libération conditionnelle depuis 2005.

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Considéré comme « l’homme à tout faire » de Dutroux, Lelièvre avait été condamné pour sa participation à l’enlèvement, en 1995 sur la côte belge, d’An et Eefje. Il s’agit de deux des quatre filles retrouvées mortes un an plus tard dans les propriétés de celui qui est considéré comme un des pires criminels de l’histoire en Belgique.

La cour d’assises d’Arlon en 2004 a aussi considéré que Michel Lelièvre avait aidé Marc Dutroux lors du rapt de Laetitia et Sabine, qui, elles, seront retrouvées vivantes en août 1996, emmurées dans une maison à Charleroi (sud).

Parmi les trois condamnés, Michel Lelièvre est le second à obtenir une mesure de libération conditionnelle. Michelle Martin, condamnée à 30 ans, avait été libérée sous conditions en 2012, suscitant de nombreuses manifestations d’hostilité en Belgique.

Le principal protagoniste du dossier, condamné lui à la réclusion criminelle à perpétuité, est toujours incarcéré à la prison de Nivelles (centre). Une demande d’expertise psychiatrique de Dutroux doit être débattue le 17 octobre, conformément au vœu de ses avocats, qui souhaitent obtenir sa libération conditionnelle d’ici à 2021, à l’échéance de ses 25 ans de prison.

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