« Notre pays est trop négatif », regrette Macron lors d’une visite à Amiens

Pour le premier jour de sa visite dans la Somme, sa terre natale, et devant des étudiants du nouveau site de l’université de la ville, le président a conseillé de comparer « la France aux autres pays ». Emmanuel Macron est revenu sur l’état d’esprit de la France alors qu’approche la grève du 5 décembre.

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La France, pays trop négatif ? C’est l’avis d’Emmanuel Macron qui a fait part de son sentiment à Amiens,  jeudi 21 novembre 2019, avertissant qu’en démocratie « il n’y a pas de liberté de casser », à l’approche de la journée de grève interprofessionnelle du 5 décembre.

« On a l’impression si on s’écoute collectivement, si on branche la radio ou qu’on allume la télé, que tout est terrible (…) En ce moment notre pays est, je trouve, trop négatif sur lui-même », a déclaré le chef de l’Etat en répondant à des questions d’étudiants à l’inauguration du nouveau site de l’université d’Amiens.

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Il a une nouvelle fois déploré les « violences dans la rue », après celles dans les universités et pour le premier anniversaire des « gilets jaunes » et à l’approche du mouvement du 5 décembre, surveillé de très près par l’exécutif qui veut éviter une coagulation des revendications. Le chef de l’Etat a d’ailleurs décidé d’alléger son programme international autour de cette période, a indiqué son entourage, et veut que les partenaires sociaux dénoncent les violences, selon un membre du gouvernement. « Il n’y a pas de liberté sans ordre public dans la rue, il y a une liberté de manifester, il y a une liberté d’exprimer son opinion, mais il n’y a pas de liberté de casser », a-t-il insisté.

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Après l’acte désespéré d’un étudiant de 22 ans, qui a tenté de s’immoler par le feu à Lyon, il a affirmé que ce drame « nous rappelle – sans nous le faire découvrir – les difficultés de la vie étudiante », a reconnu Emmanuel Macron, en évoquant celles de certains jeunes « pour se loger, se chauffer, parfois se nourrir ».

Emmanuel Macron a lancé jeudi soir les festivités d’« Amiens, capitale européenne de la jeunesse 2020 », après avoir, avec son épouse Brigitte, assisté au son et lumière consacré au 800e anniversaire de la cathédrale. Le député LFI François Ruffin, élu de la Somme, a pour sa part accusé mercredi le président de venir à Amiens pour « lancer la campagne » de la maire sortante Brigitte Fouré (UDI), soutenu par LREM malgré l’opposition de certains responsables locaux de la majorité.

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