«On paralyse le pays parce qu’il manque de la place dans les hôpitaux» : les réactions aux annonces de Macron sur le couvre-feu

Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi soir une série de mesures pour ralentir la propagation de l’épidémie de Covid-19, dont un couvre-feu de 21h à 6h du matin, dès ce samedi, en Ile-de-France et dans 8 autres métropoles.

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Les fédérations professionnelles du secteur, mais aussi les maires des huit métropoles concernées et l’opposition politique réagissaient, jeudi, à l’annonce de la mise en place d’un couvre-feu à partir de samedi.

Au lendemain de l’annonce-choc d’une mise en place de couvre-feux nocturnes en Ile-de-France et dans huit métropoles (Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne) à partir de samedi, la France s’est réveillée groggy, jeudi 15 octobre et les réactions étaient nombreuses. A commencer par celles des fédérations professionnelles du secteur hôtellerie-cafés-restauration (HCR), qui déplorent ce qu’elles estiment être « une fermeture déguisée » de leurs établissements.

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« On paralyse le pays parce qu’il manque de la place dans les hôpitaux » , a déploré ce mercredi soir le président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Patrick Pelloux, après l’annonce de couvre-feux par Emmanuel Macron, « qui ne prend pas la mesure de la crise hospitalière ».

« On sent que le président a compris la gravité de la crise, mais il ne prend pas la mesure de la crise hospitalière. Et on doit paralyser le pays parce que les hôpitaux manquent de lits », a réagi Patrick Pelloux auprès de l’Agence France-Presse.

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« Ils essaient de freiner l’épidémie. Mais ce « couvre-feu » – et je ne comprends pas ce langage de guerre – n’arrêtera pas l’épidémie. On se retrouve dans la même logique qu’au printemps », a poursuivi le médecin.

« Il ne répond pas à la priorité qui est de rouvrir des lits à l’hôpital »

Emmanuel Macron a annoncé mercredi que des couvre-feux seraient imposés dès samedi pour un mois, voire jusqu’au 1er décembre, en Ile-de-France et dans huit métropoles de 21 h à 6 h, pour faire face à la recrudescence de l’épidémie de Covid-19.

« Je regrette qu’il n’ait pas appelé à la mobilisation générale pour les hôpitaux en demandant aux 60.000 personnels de santé qui ont quitté l’hôpital de revenir pendant la crise pour dégonfler la pression, a ajouté le président de l’Amuf. Il ne répond pas à la priorité, qui est de rouvrir des lits à l’hôpital ».

avec AFP

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