Ourse tuée en Ariège : ouverture d’une information judiciaire pour « destruction d’une espèce protégée »

Une semaine après la mort d’une ourse, tuée par un chasseur qui avait été attaqué, le parquet de Foix a ouvert une information judiciaire contre X pour « destruction d’une espèce protégée ».

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Grièvement blessé aux jambes par l’ourse et hospitalisé, le chasseur, âgé de 78 ans, affirme avoir été attaqué par l’ourse car il se trouvait entre elle et ses deux oursons et qu’il avait fait feu sur l’animal pour sauver sa vie, selon une source dans l’entourage du chasseur. Le rapport d’autopsie a confirmé que l’ourse était morte d’un impact de balle.

Une réserve domaniale

Secouru, l’homme a été hospitalisé à Toulouse. L’examen médical du chasseur a révélé « des morsures à la cuisse gauche, au mollet et au tibia de la jambe droite, entrainant une fracture ».

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Cet événement avait relancé le débat sur la cohabitation de l’ours avec les humains. Mais le chasseur n’aurait, a priori, pas dû se trouver à cet endroit. « Cette battue a eu lieu au moins pour partie dans la réserve domaniale du Mont Vallier (Ariège). Cette zone fait l’objet de restrictions du droit de chasse. Des infractions au code de l’environnement liées à l’interdiction de chasse sur le lieu des faits sont suceptibles d’être relevées », a précisé la substitut du procureur, Léa Filippi.

L’objet de l’information judiciaire sera de déterminer les responsabilités pénales et de faire la lumière sur le déroulé des faits, souligne-t-elle.

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«Délit de destruction d’une espèce protégée»

«Le parquet de Foix a décidé d’ouvrir une information judiciaire contre X pour le délit de destruction d’une espèce protégée», dit-il dans un communiqué. «Cette battue a eu lieu au moins pour partie dans la réserve domaniale du Mont Vallier (Ariège). Cette zone fait l’objet de restrictions du droit de chasse. Des infractions au code de l’environnement liées à l’interdiction de chasse sur le lieu des faits sont suceptibles d’être relevées», a précisé la substitut du procureur, Léa Filippi.

L’examen médical du chasseur avait révélé «des morsures à la cuisse gauche, au mollet et au tibia de la jambe droite, entrainant une fracture», a précisé la magistrate, ajoutant que l’homme avait été retrouvé «à proximité de la carcasse d’un ours». L’information judiciaire a donc pour mission de déterminer les responsabilités pénales et de faire la lumière sur le déroulé des faits, souligne-t-elle.

Dans les années 1990, la France a mis au point un programme de réintroduction de plantigrades venant de Slovénie alors que la population d’ours des Pyrénées était menacée d’extinction. On estime la population actuelle à une soixantaine d’individus dans le massif pyrénéen, dont une quarantaine en Ariège, ce qui est insuffisant pour assurer la pérennité de l’espèce.

Avec AFP

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