Patrick Trémeau, surnommé « le violeur des parkings », condamné pour 18 viols il y a 30 ans, agressé à son domicile de Saint-Denis

Surnommé « le violeur des parkings », Patrick Trémeau, a été agressé à son domicile à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans la nuit de vendredi 7 à samedi 8 août, Il a été conduit à l’hôpital. Récemment sorti de prison, l’homme a été condamné pour le viol de 18 femmes il y a 30 ans.

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Patrick Trémeau a été agressé par au moins trois personnes à Saint-Denis dans la nuit de vendredi à samedi, a appris France Bleu Paris auprès du parquet de Bobigny. Cet homme s’est installé dans la ville en juillet dernier après avoir purgé 30 ans de prison pour 18 viols commis dans les années 1990 et 2000. Son installation à Saint-Denis avait provoqué l’inquiétude des riverains et élus de la ville.

Surnommé « le violeur des parkings », Patrick Trémeau vit depuis la mi-juillet dans un centre d’hébergement de Saint-Denis. Sous bracelet électronique, il est sorti de prison au printemps, grâce à des remises de peine. Depuis, son installation n’en finit pas de crisper les habitants et de faire débat, indique le journal Le Parisien .

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Alors que le violeur en série devait s’installer sur la commune de Coulommiers (Seine-et-Marne), une dizaine d’élus ont bloqué l’accès à son futur domicile. Il s’est finalement installé à Saint-Denis le 16 juillet dernier. Un appel à manifester ce samedi après-midi avait été diffusé sur les réseaux sociaux. Des policiers se sont implantés près du domicile du quinquagénaire en protection, en début d’après-midi rapporte le quotidien francilien.

Patrick Trémeau a fait 18 victimes. (DR)

Dans la nuit du vendredi à samedi, la tension est encore montée d’un cran et cet homme multirécidiviste a été agressé. « Il a sauté par la fenêtre et s’est enfui en courant. La dizaine d’agresseurs l’a rattrapé et l’a violenté dans la rue », a confié une source judiciaire au journal francilien.

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Patrick Trémeau a été hospitalisé, alors qu’une enquête a été confiée à la police judiciaire. Ses jours ne paraissent pas en danger, précise un communiqué du parquet de Bobigny, cité par BFM TV .

C’est qui Patrick Trémeau, « le violeur des parkings »

Le 24 septembre 2005, Patrick Trémeau, alors âgé de 42 ans, avait été mis en examen et écroué par un juge d’instruction parisien pour « viols et viol aggravé en récidive ». Soupçonné d’avoir, à l’été 2005, violé trois jeunes femmes de 20 à 35 ans, dont l’une sous la menace d’un couteau, il avait avoué en garde à vue. Les faits s’étaient déroulés de nuit, dans un local à poubelles du XVIe arrondissement de Paris, où il avait entraîné une de ses victimes, et dans deux parkings des XVIe et XIXe arrondissements.

Patrick Trémeau avait déjà été condamné à sept ans de prison en 1987 dans le Val-de-Marne et à 16 ans de réclusion en 1998 à Paris pour le viol de onze jeunes femmes et deux tentatives, commis entre 1993 et 1995. Compte tenu des remises de peine et des décrets de grâce collective, il était sorti de prison en mai 2005 après dix années d’incarcération. Cette affaire de récidive était intervenue quelques jours après une autre du même acabit: celle d’un gardien de Soisy-sur-Seine (Essonne), Jean-Luc Cayez, violeur récidiviste qui avait été écroué pour le viol et le meurtre d’une jeune femme habitant son immeuble.

Le maire de Saint-Denis dénonce une « agression inacceptable »

Le maire PS de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, a évoqué une « agression inacceptable » et affirme que si Patrick Trémeau a « parfaitement le droit d’être réinséré dans la société », Saint-Denis n’est, selon lui, « pas la ville la mieux adaptée pour mettre en application ce projet de réinsertion ». L’édile a écrit au ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti ce mercredi afin de fixer un rendez-vous pour trouver une solution alternative d’urgence dans ce dossier.

Le parquet de Bobigny a rappelé dans un communiqué que « dans le cadre de la mesure de suivi socio-judiciaire ordonnée par la cour d’assises de Paris, et d’une mesure de surveillance judiciaire ordonnée par le tribunal de l’application des peines de Melun, M. Trémeau est astreint à plusieurs obligations et interdictions et est placé sous surveillance électronique mobile, afin de prévenir tout risque de réitération des faits ».

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