Plutôt que de jeter ses invendus, ce pépiniériste fleurit les tombes de sa commune

Plutôt que de jeter ses invendus à la poubelle, Romain Banliat, pépiniériste à Plerguer (35), a décidé de fleurir les tombes du cimetière de la commune. Son geste est largement salué sur les réseaux sociaux.

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Plutôt que de jeter son stock, en plein confinement général pour endiguer l’épidémie de coronavirus, un pépiniériste installé à Plerguer (Ille-et-Vilaine), a préféré fleurir les tombes du cimetière de sa commune. Une initiative qu’il a médiatisée sur Facebook, publiant une série de photos dans un post devenu viral.

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Entre 400 et 500 plants

« J’avais entre 400 et 500 plants en stock, explique Romain Banliat. Dans quinze jours, ces fleurs seront invendables. Les marchés sont annulés, mon magasin est fermé. Alors, sachant que les familles, dont certains sont mes clients, ne pourront pas se recueillir en ce moment, je me suis permis de fleurir les tombes. Je pense que dans des moments comme ceux-là, il faut être vraiment solidaire ».

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« Dans les serres, les plants continuent à pousser »

Faute de débouchés, en plein confinement général, les douze salariés de sa petite entreprise, Végétal Banliat, ont tous été placés au chômage partiel. « Le carnet de commandes est vide, mais dans les serres, les plants continuent de pousser », s’émeut Romain Banliat dans les colonnes du quotidien régional. « En temps normal, les mois de mars, avril et mai représentent 70 % de notre chiffre d’affaires. C’est un gros manque à gagner ».

L’initiative de Romain Banliat, qui a assuré à 20 minutes ne pas avoir « fait ça pour le buzz », s’est attiré des commentaires dithyrambiques des internautes, qui avaient ce mardi matin partagé le post à plus de 139 000 reprises. « J’ai une dame qui m’a appelé parce que j’avais fleuri la tombe de son enfant. C’était touchant », s’est même réjoui l’horticulteur au micro de France Bleu.

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