Pour assurer sa survie, Airbus supprime 15.000 postes, dont 5.000 en France

Du fait de la crise du coronavirus, l’entreprise a annoncé qu’elle s’apprêtait à supprimer environ 11% de ses emplois dans le monde, dont 5.000 postes en France.

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Le couperet est tombé. Airbus a annoncé, mardi soir, la suppression de 15.000 emplois sur un total de 135.000 dans le monde, afin de s’adapter aux conséquences de l’épidémie de Covid-19. La crise sanitaire a entraîné une chute de 40 % du trafic aérien ces derniers mois mais aussi une baisse durable de 40 à 60 % de la demande en avions neufs pour au moins les trois prochaines années.

Il s’agit du premier plan social lancé par le géant européen de l’aéronautique depuis 2008. À l’époque, le plan d’économies Power 8 s’était soldé par 5000 suppressions de postes chez Airbus et autant chez ses sous-traitants.

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Le groupe qui emploie environ 90.000 personnes dans sa division d’avions commerciaux (qui sera la seule touchée) « entend adapter ses effectifs mondiaux à la crise du Covid-19 » d’ici l’été 2021 et « redimensionner son activité dans l’aviation commerciale », déclare l’avionneur européen dans un communiqué.

« Les mesures prises jusqu’à présent par la société nous ont permis d’absorber le choc initial de cette pandémie. Nous devons maintenant assurer la durabilité de l’entreprise et garantir notre capacité à émerger de la crise en leader global du secteur aérospatial, tout en nous adaptant aux défis immenses que rencontrent nos clients », explique Guillaume Faury, patron d’Airbus, se disant « déterminé à limiter l’impact social de cette adaptation ».

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Les départs contraints, ligne rouge des syndicats

C’est d’ailleurs la limite fixée par les syndicats. « Pour FO [majoritaire], la ligne rouge est de diminuer ce chiffre qui nous paraît excessif, et de mettre en place toutes les mesures possibles pour ne pas avoir à déplorer le moindre licenciement contraint », a réagi le coordinateur du syndicat, Dominique Delbouis.

La CFE-CGC a la même exigence. « Cette crise est conjoncturelle, Airbus est une entreprise solide », ajoute Jean-François Knepper, délégué FO, qui exclut un appel à la grève dans l’immédiat.

Le plan de sauvetage de l’Etat n’aura pas suffi

Cette annonce, drastique, tombe en dépit du plan de soutien de 15 milliards d’euros à l’aéronautique annoncé par le gouvernement. Conscient que les critiques vont pleuvoir – Bercy juge déjà le nombre de pertes d’emploi « excessif » – le constructeur « remercie les gouvernements pour leur soutien qui a permis à la société de limiter ces nécessaires mesures d’adaptation ». Mais dans un contexte où un retour à la normale de l’activité aérienne n’est pas attendu avant 2023, « voire 2025 », il indique être dans l’obligation d’aller plus loin.

« Airbus est confronté à la crise la plus grave que ce secteur ait jamais connue (…), déclare Guillaume Faury, le patron d’Airbus. Nous devons maintenant assurer la durabilité de l’entreprise et garantir notre capacité à émerger dans la crise en leader global du secteur aérospatial. »

 

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