«Presque tuée» par son père à l’âge de 8 mois, elle s’était fait enlever la moitié de son cerveau, voici ce qu’elle est devenue à 7 ans

Cheyenne Rae Owensby nait en parfaite santé. D’ailleurs, c’est un bébé si adorable et plein de vie que sa maman, Amy Owensby, ne peut imaginer vivre une seconde sans lui ! Seulement, comme elle s’est séparée du père de sa chère fille, elle doit partager la garde de l’enfant avec ce dernier…

En effet, le papa de Cheyenne, James Davis Jr., est sensée surveiller le bébé deux weekends par mois.Mais un jour, alors qu’il doit garder le bébé pour un weekend, un drame va basculer leur vie à tout jamais

À l’époque, Cheyenne vient d’avoir huit mois. Et comme tous les bébés de cet âge, elle pleure beaucoup. Voyant qu’il n’arrive pas à la calmer, son papa l’attrape et la secoue, espérant qu’elle arrêtera de pleurer. Il la remue tellement fort, que son crâne finit par se briser et qu’elle commence à faire une hémorragie cérébrale.

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Désespérée, la mère apprend alors que sa fille a été emmenée en hélicoptère à l’hôpital le plus proche, et qu’elle ne respire plus.
Voici ce que les médecins lui ont alors annoncé : “Votre fille devra constamment recevoir des soins palliatifs, et elle restera à jamais dans un état végétatif.” “Je tremblais et je pleurais, j’ai demandé à Dieu de la sauver, en me prenant à sa place. En arrivant à son chevet, je l’ai vue, couverte de bandages, et l’une de ses jambes était bleue et noire, à cause d’un caillot sanguin ! Son père m’a appelée, et il m’a avoué ce qu’il avait fait.

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Le père de Cheyenne a avoué ce qu’il avait fait. Il avait tout simplement “perdu le contrôle des événements”, et il a été condamné à 20 ans de prison. Mais pendant que lui est en prison, les problèmes continuent dans la vie de Cheyenne : selon les médecins, elle risquait de ne pas survivre à sa première nuit à l’hôpital, et si elle y parvient, alors elle restera longtemps dans un état végétatif.

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Mais un miracle s’est alors produit : bien que la moitié du cerveau de Cheyenne ait été prélevée, la petite fille se réveille tout de même. Elle peut parler et se déplacer, mais une moitié de son corps est paralysée. Elle n’a cependant pas perdu sa joie de vivre, et elle ne baisse jamais les bras, en dépit de son handicap.

Heureusement, Cheyenne va de mieux en mieux ! Dès l’âge de 5 ans, Cheyenne pouvait sauter et jouer dehors avec joie, selon sa page Facebook.
« J’aime Cheyenne plus que la vie elle-même, j’ai attendu des années pour l’avoir et je donnerais volontiers ma vie pour elle », a écrit cette mère attentionnée et aimante. « Tout ce que j’ai toujours voulu, c’est le meilleur pour elle, cette petite fille est tout pour moi. »

Maintenant, Cheyenne est une belle et adorable petite fille de 7 ans. Vous pouvez voir ses photos récentes affichées ci-dessous sur sa nouvelle page Facebook Keeping up with Cheyenne.
Nous sommes heureux que tout se passe bien pour elle. Continue de tenir debout, Cheyenne !

Devenue grande activiste contre la maltraitance des enfants, Amy espère que son histoire sensibilisera les gens au syndrome du bébé secoué.

Nous rappelons aux jeunes parents et aux parents en devenir que parfois, il se peut qu’un enfant pousse à bout un parent fatigué, par ses pleurs incessants ou ses cris. Il est normal, parfois, d’avoir envie de recourir à la violence pour le faire taire. Mais il n’est pas normal de le faire.

Si votre enfant vous pousse à bout, vérifiez que tout va bien pour lui : a-t-il été nourri, changé, abreuvé ? Si oui, posez-le dans un endroit sécurisé comme une poussette, un landau ou son lit, et sortez de la pièce. Mettez des boules quiès, et laissez-le pleurer tout seul.  Si vous voulez absolument que quelqu’un le surveille, appelez quelqu’un en qui vous avez confiance.

Prenez du temps pour vous, relayez-vous si vous êtes en couple, et pensez à dormir. Le manque de sommeil peut rendre fou, et transformer le meilleur parent en monstre. Si le cas de Cheyenne peut nous apprendre quelque chose, c’est que n’importe qui peut craquer, et peu importe ses regrets, on ne peut pas revenir en arrière.

Le syndrome du bébé secoué est à prendre très au sérieux : il y aurait, en France, plus de 200 cas de bébés secoué par ans, 10 à 40% des bébés secoués meurent, et plus de 50% de ceux qui survivent conservent des séquelles graves à vie. 

Alors si vous avez une ou un ami qui vient d’avoir un bébé, et qui est visiblement à bout, proposez de le ou la remplacer quelques heures, pour un peu de sommeil. Cela pourrait sauver non pas une, mais trois vies.

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