Quatre mois de prison avec sursis pour avoir ligoté et jeté son chien dans le canal

Un homme originaire d’Agde dans l’Hérault a été condamné ce mercredi 13 mai par le Tribunal Judiciaire de Béziers à 4 mois de prison avec sursis. Pour les associations de défense des animaux, la peine n’est pas assez lourde. Une peine jugée bien trop légère par des associations de défense des animaux qui espéraient une interdiction à vie de détenir un animal.

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Un homme de 48 ans a été jugé ce mercredi 13 mai devant le tribunal de Béziers pour avoir commis des actes de cruauté envers un animal domestique. Il a été condamné à quatre mois de prison avec sursis. Il avait tenté de noyer sa chienne, après l’avoir drogué à l’aide de somnifères, en la jetant dans le canal du Midi à Agde au cours du mois de mars 2019.

L’enquête a démontré que le mis en cause avait préalablement ligoté l’animal avec du ruban adhésif, mais la chienne s’était réveillée au contact de l’eau froide. Un cycliste, qui passait par là, l’avait alors repérée grâce à ses aboiements et lui avait sauvé la vie.

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La chienne, Daisy, appartenait au fils du suspect. Au lieu de la confier à une association, il avait tenté de la tuer, sous prétexte qu’elle perdait ses poils. Le prévenu était encore sur place quand la chienne avait été ramenée en sécurité. Il s’était fait passer pour un passant et avait conduit l’animal chez un vétérinaire.

Le prévenu risquait jusqu’à deux ans de prison

Le quadragénaire n’a plus le droit de posséder d’animal avant cinq ans. Il devra aussi indemniser les parties civiles au nombre de neuf, dont 30 millions d’amis et la fondation Brigitte Bardot.

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Le parquet avait requis quatre mois de prison avec sursis et l’interdiction de posséder un animal durant trois ans. Le mis en cause encourait jusqu’à deux ans de prison. Ce jugement a été jugé trop léger. Il a été sans délai dénoncé par plusieurs associations de défense d’animaux qui espéraient une interdiction de détenir un animal à vie.

Le président avait refusé de juger l’affaire en CRPC

L’affaire devait initialement être jugée en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Le parquet avait réclamé 60 heures de travail d’intérêt général. Mais finalement, le président de l’audience avait refusé de se prononcer, estimant que l’affaire devait être correctionnalisée.

« Est-ce qu’on a le droit, après, d’avoir un animal avec soi ? s’interroge Patrice Grillon, avocat des parties civiles. Une peine d’interdiction définitive aurait été de bon aloi ».

Depuis les faits, le labrador – prénommé Daisy – a été adopté par une nouvelle famille aimante.

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