Rafiki, le gorille le plus connu d’Ouganda, abattu sauvagement par des braconniers

Des braconniers ont sauvagement tué l’un des gorilles de montagne les plus connus d’Ouganda, âgé de 25 ans. Quatre hommes ont été arrêtés en Ouganda après la mort de Rafiki, un gorille à dos argenté, espèce menacée. Ils encourent la prison à vie.

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Selon un communiqué publié le 12 juin par l’Uganda Wildlife Authority, les autorités ougandaises ont arrêté quatre suspects après la mort de Rafiki, un gorille à dos argenté de 25 ans qui dirigeait, depuis 2008, un groupe de 17 gorilles de cette espèce menacée dans le parc national de l’impénétrable forêt de Bwindi.

Comme le rapporte le journal ougandais The Independent et le relaie Le Courrier International, les premières constations de la découverte de sa dépouille ont révélé que « Rafiki a été tué par un objet tranchant qui a atteint ses organes internes ». Quatre hommes ont été arrêtés, ont indiqué les autorités locales vendredi 12 juin.

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L’un des braconniers « a reconnu avoir blessé mortellement le gorille« , mais a plaidé la légitime défense, expliquant que « le groupe de gorilles les avait chargés alors qu’ils chassaient des cochons sauvages ». Cette affaire sinistre est rapidement devenue un des gros titres de la presse nationale compte tenu de la notoriété de Rafiki dans le pays.

Le gorille est une espèce en danger critique d’extinction. Il ne reste que 250 000 individus de gorilles de l’Ouest et moins de 5 000 gorilles de l’Est selon le WWF.  « La mort de Rafiki est d’une importance majeure. Il était le seul mâle mature de ce groupe emblématique », se désole Anna Behm Masozera, directrice de l’International Gorilla Conservation Programme, une coalition régionale d’organismes environnementaux.

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Ce phénomène pose des dangers supplémentaires. La chasse illégale peut pousser les êtres humains à entrer en contact avec des gorilles de montagne. Le cas de Rafiki en est un exemple flagrant. Cette démarche augmente le risque de transmission du coronavirus aux primates, qui peuvent facilement contracter les virus respiratoires humains, puisque nous présentons des similitudes génétiques avec l’animal. (Ces vétérinaires risquent leurs vies pour sauver les gorilles de montagne.)

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