Rentrée scolaire : « Il y aura des contaminations à l’école, mais on va les gérer », assure le Conseil scientifique (VIDÉO)

Le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy, juge « fondamental » que la rentrée scolaire prévue le 1er septembre ait lieu, malgré le Covid-19. « Il y aura des contaminations à l’école » mais « on va les gérer », a-t-il assuré lundi.

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À la rentrée scolaire, «il y aura des contaminations à l’école, des enfants vont se contaminer, probablement quelques enseignants aussi mais on va le gérer», a assuré ce lundi 24 août au micro de Franceinfo Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique.

Malgré l’épidémie de coronavirus qui a tendance à repartir à la hausse, cette reprise de l’école est encouragée par les «connaissances acquises sur la circulation du virus chez l’enfant. Les enfants sont porteurs du virus, mais en petite quantité. Les formes graves chez l’enfant sont exceptionnelles», précise Jean-François Delfraissy.

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Des tests et des enfants porteurs

« On est capable maintenant de tester, il faut qu’on fasse un effort majeur sur l’isolement (des cas positifs pour éviter la contagion, NDLR), mais il faut qu’on rentre dans cette stratégie de gestion de risque », a-t-il poursuivi, en soulignant qu’« il y a pas de risque zéro ». Le Pr Delfraissy dit s’appuyer sur « les connaissances qu’on a acquises sur la circulation du virus chez l’enfant ».

Il y aura «des écoles clusters»

La «transmission dans les écoles n’est pas des enfants vers les enseignants ou les parents, mais des enseignants ou des parents vers les enfants», a-t-il également affirmé. Cependant, il y aura «des écoles clusters, peut-être des classes clusters. Dans ce cas il faut tester à la moindre suspicion.» «On peut fermer la classe, ou fermer l’école, mais il faudra bien y réfléchir. Cela va dépendre de l’environnement autour de l’école en général», poursuit Jean-François Delfraissy.

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Pour autant, «on ne va pas tester les enseignants toutes les semaines ou tous les 15 jours. De plus, répéter les tests naso-pharyngés, ce n’est pas si évident que ça», en référence au désagrément causé, a-t-il indiqué. Pour lui, il vaut mieux «garder le bon sens, et tester de façon très large mais à la moindre suspicion».

La classe restera ouverte

« Il est fondamental que l’école reprenne », a plaidé le scientifique. « On ne peut pas laisser cette génération d’enfants sans reprendre », a-t-il insisté, en mettant en avant le « rôle de prise en charge sociale » de l’école pour « les enfants des familles les plus défavorisées ».

En cas d’infection avérée, « on peut fermer la classe », a dit le Pr Delfraissy. « Fermer l’école, il faudra bien y réfléchir, ça va dépendre de l’environnement qu’il y a autour de cette école en général ». Il n’est pas favorable à un dépistage régulier des enseignants : « On ne va pas (les) tester toutes les semaines ou tous les 15 jours. C’est pas possible ».

Mais « à la moindre suspicion à la fois à l’intérieur d’une classe, d’une relation familiale ou d’un enseignant qui a été contact, oui, là, on teste de façon très très large ». Enfin, le Pr Delfraissy ne serait « pas contre » la mise à disposition gratuite de masques à l’école.


Source de vidéo: Dailymotion-franceinfo
avec AFP

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