Roselyne Bachelot « regrette » que Bertrand Cantat « ait été invité » à créer la musique d’un spectacle à Paris

Roselyne Bachelot a déclaré, ce lundi, «regretter» que Betrand Cantat, condamné à plusieurs années de prison pour le meurtre de sa compagne en 2003, ait créé la musique d’un prochain spectacle au théâtre national de La Colline.

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L’ancien chanteur de Noir Désir, condamné pour le meurtre de Marie Trintignant en 2003,  a conçu la musique de Mère, un spectacle qui sera joué à partir du 19 novembre au théâtre national de La Colline, à Paris. Il a été condamné en 2004 à huit ans de prison pour homicide involontaire sur sa compagne l’actrice Marie Trintignant.

«Je n’ai pas à intervenir dans la gestion de La Colline. Je regrette que Betrand Cantat ait été invité néanmoins», a affirmé ce lundi sur France Inter la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui a été interrogée pour savoir si elle trouvait cette situation «normale» en plein #MeToo au théâtre.

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Roselyne Bachelot a fait valoir «la liberté de la création» et a souligné que le patron de la Colline, Wajdi Mouawad, ne pouvait «pas être accusé de la moindre complaisance en ce qui concerne la lutte contre les violences sexuelles et sexistes». Le spectacle «Mère», créé et mis en scène par Wajdi Mouawad, sera joué du 19 novembre au 30 décembre.

La vague MeToo atteint le milieu théâtral en France

L’actrice Marie Trintignant est décédée en 2003 à Vilnius, sous les coups de son compagnon de l’époque, Bertrand Cantat, ancien chanteur du groupe de musique Noir Désir.

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Le chanteur avait été condamné à huit ans de prison et en avait effectué quatre, dont un en Lituanie, avant de bénéficier d’une libération conditionnelle en 2007. Son contrôle judiciaire a pris fin en 2011.

Bertrand Cantat a perdu en juin 2020 le procès en diffamation qu’il avait intenté au Point. Dans un article publié fin 2017, l’hebdomadaire lui imputait des violences contre plusieurs de ses compagnes.

Quatre ans après le début du mouvement #MeToo, la vague atteint le milieu théâtral en France. Samedi, quelque 300 personnes ont manifesté à Paris pour dénoncer l’omerta.

Avec AFP

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