Si le bruit de la mastication vous énerve ? Vous souffrez d’une pathologie clairement identifiée ! On vous explique pourquoi

Certains d’entre nous ne supportent pas entendre leurs voisins de table mastiquer. Une gêne qui serait due à une anomalie du cerveau.

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Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de de l’université de Newcastle en Grande-Bretagne et publiée dans la revue Current Biology, si le simple fait qu’une personne fasse du bruit en mangeant vous agace ou qu’entendre le bruit de sa respiration suffit à vous énerver et à vous angoisser, il se peut que vous fassiez partie des personnes souffrant d’un véritable trouble psychiatrique appelée misophonie (haine du son)! ?

Bien qu’ils soient très peu connus, ces troubles ne sont pourtant pas rares puisqu’ils affecteraient 15 à 20% de la population. Des chercheurs ont donc décidé de se pencher sur cette gêne auditive.

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La misophonie, si l’on se réfère à la définition de Wikipédia correspond littéralement à la « haine du son« . En réalité, ce n’est pas une simple sensibilité à certains sons. Il s’agit d’un trouble neuropsychiatrique qui peut se transformer en véritable torture pour certaines personnes.

Mais cette maladie peut aussi être un enfer pour l’entourage. Pour faire face à ce phénomène, les personnes atteintes de misophonie font preuve de haine, de colère ou de dégoût. C’est un mécanisme de survie qui s’enclenche pour échapper aux « prédateurs ». Mais d’après une étude publiée par Current Biology, il semblerait que nous ayons désormais une explication scientifique à ça.

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Quand ils entendent ces sons si particuliers, les personnes atteintes de misophonie ont le rythme cardiaque qui s’accélère et se mettent à transpirer. Mais comment expliquer ce phénomène ? Selon les chercheurs, ces réactions émotionnelles disproportionnées sont dues à un emballement de l’activité cérébrale dans le lobe frontal et le cortex insulaire antérieur, des régions impliquées dans les émotions.

Pour beaucoup de gens, cette étude est une bonne nouvelle : pour la première fois, nous démontrons une différence dans la structure du cerveau chez certains patients », s’est réjoui le Dr Sukhbinder Kumar, qui a participé aux travaux. Un constat qui pourrait conduire au développement de traitements capables d’atténuer cette anomalie cérébrale. Pour l’instant les patients atteints de misophonie n’ont pas d’autres choix que de prendre sur eux lorsqu’ils sont à table.

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