Sida : Le deuxième cas mondial de rémission d’un patient atteint du VIH confirmé

Dix ans après le premier cas confirmé d’un patient (le « patient de Berlin ») souffrant du VIH s’étant remis de cette maladie mortelle, une deuxième personne, ayant bénéficié d’une greffe de cellules souches, est désormais « guéri », ce qui en fait le deuxième au monde à se remettre de cette maladie, ont annoncé ses médecins mardi.

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Dix ans après le premier cas confirmé d’un patient souffrant du VIH s’étant remis de cette maladie mortelle, une deuxième personne a connu une rémission durable du VIH-1, le virus à l’origine du sida, après avoir interrompu son traitement, ont annoncé ses médecins mardi 10 mars.

image: ROMEO GACAD / AFP

Des chercheurs doivent annoncer cette probable guérison lors d’une conférence médicale mardi 5 mars. « Le deuxième cas renforce l’idée qu’une guérison est possible », a déclaré Sharon R Lewin, directrice de l’Institut Doherty et professeure à l’université de Melbourne.

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En mars de l’année dernière, le professeur Ravindra Gupta, de l’université de Cambridge, avait annoncé que cet homme diagnostiqué séropositif en 2003 était en rémission, n’ayant montré aucun signe d’atteinte du virus depuis 18 mois. Un an plus tard, l’équipe a testé des échantillons de sang, tissus et sperme puis a écrit ce mardi 10 mars 2020 : ‘Nous suggérons que nos résultats représentent une guérison du VIH’.

image:  LP/E.M.

Comme le ‘patient de Berlin’, ce ‘patient de Londres’ a subi une greffe de moelle osseuse pour traiter un cancer du sang et reçu des cellules souches de donneurs porteurs d’une mutation génétique rare qui empêche le VIH de s’implanter, le CCR5.

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‘D’autres patients ont bénéficié d’un traitement similaire, mais aucun n’est aussi loin dans la rémission. Il y en aura probablement d’autres mais cela prendre du temps’ confie le Professeur Gupta.

Cette procédure utilisée pour les deux patients guéris est très lourde et risquée, c’est pourquoi cette méthode n’est pas une solution pour les millions de personnes qui vivent avec la maladie dans le monde.

D’autres scientifiques restent tout de même plus prudents et se demandent si le patient de Londres est vraiment guéri car ‘les données sont excitantes et encourageantes mais au final, seul le temps nous le dira’ s’exprime Sharon Lewin, de l’université de Melbourne. Ce patient va donc être testé régulièrement pour surveiller une possible ré-émergence du virus.

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