Tarik se confie sur sa participation à « The Voice »: « Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pu imaginer ça »

Tarik a ému les coachs de The Voice en interprétant l’un de ses titres intitulé « Mon chéri ». Le jeune homme de 21 ans a accepté de se confier sur son quotidien et son rapport à la musique, il revient sur ce moment fort et sur ses rêves pour la suite.

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La dixième saison de “The Voice” vient de débuter sur TF1 et les auditions à l’aveugle sont en cours. Et, une prestation a sans doute retenu votre attention ce samedi 13 février: celle de Tarik. À tout juste 21 ans, cet étudiant en kiné et passionné de musique est le premier à faire du slam dans l’émission.

Après avoir interprété “Chemins de traverse” de Grand Corps Malade et fait buzzer Marc Lavoine, le jury lui demande de chanter l’une de ses compositions personnelles. “Mon chéri”, c’est le titre très fort sur le thème de l’avortement que Tarik a choisi laissant bouches bées les jurés.

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Une composition personnelle sur le thème de l’avortement qui a laissé Vianney sans voix. En larmes, le nouveau coach était tellement ému qu’il n’est pas parvenu à articuler un mot.

Le jeune artiste est revenu, pour plusieurs médias comme Huffingtonpost, Telestar et 20Minutes, sur cette prestation riche en émotions ainsi que son parcours.

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Vous présenter à « The Voice » en slamant, donc sans chanter, c’était risqué, non ?

C’est un risque à prendre, qui a déjà été pris… Pas vraiment avec du slam, plus avec du rap, mais les deux sont étroitement liés. Ce qui est intéressant avec la poésie urbaine, c’est que l’on peut mettre en avant son interprétation. Quand on slame, il faut aussi mettre sa voix en valeur. Je ne pense pas que ce soit incompatible avec une participation à The Voice. Je sais que chaque saison il y a un peu de rap dans l’émission. Cette année, je suis un de ceux qui représentent l’urbain, donc c’est vraiment un honneur, j’en profite un maximum.

Vos proches ont-ils bien accueilli la nouvelle ?

Ils ont été étonnés. Ils m’ont dit : « Mais qu’est-ce que tu vas faire là-bas ? » Ils étaient aussi surpris que moi. C’est normal après tout parce que j’ai commencé à faire des scènes il y a seulement trois ans. Je regardais déjà l’émission et certains candidats m’ont touché comme Louane, Kendji Girac, Slimane, Claudio Capéo, Abi, Antoine Delie… Mon univers musical est large (Charles Aznavour, Angèle, 1995…). J’aime les musiques à texte en fait.

Quand avez-vous commencé à chanter ?

J’ai commencé à chanter au collège. J’avais participé à un atelier et ensuite j’ai continué en prenant des cours de chant au lycée. C’est pendant mes études supérieures que j’ai commencé à rapper avec mes amis.

Vous avez choisi « Chemins de traverse », de Grand Corps Malade : pourquoi ce titre en particulier ?

Grand Corps Malade est un artiste que j’adore pour sa plume, son interprétation et son humanité. C’est un homme incroyable. Et ce texte me parle énormément parce que je suis face à ce dilemme de choisir entre la voie artistique et la voie scolaire.

Pourquoi avoir choisi d’évoquer l’interruption volontaire de grossesse ?

C’est l’un des premiers textes que j’ai écrit et je ne sais pas pourquoi, il m’est venu tout de suite alors que je ne connais pas forcément quelqu’un qui a avorté. J’avais envie de traiter de thèmes importants et d’actualité. Je sais que l’avortement est un sujet assez difficile, je voulais en parler… Mon intention, à travers cette chanson, était juste de se mettre à la place de cette dame contrainte d’avorter.

Ces thèmes sensibles vous touchent-ils de près ou de loin ?

Les sujets que j’abordent sont importants et parfois d’actualité mais ce qui peut paraître étranges c’est qu’ils ne me sont pas familiers. J’ai eu une enfance merveilleuse et je n’ai jamais eu de problèmes particuliers. C’est pour ça que j’aime parler de choses qui sont dures pour certains. J’aime me mettre à la place des autres. C’est important, encore plus aujourd’hui, qu’on soit dans l’empathie et dans la tolérance.

Vous écrivez beaucoup ?

Je pense avoir encore beaucoup de choses à apprendre. J’écrivais majoritairement le soir après les cours, j’écoutais des petites instrus, au piano le plus souvent, je déterminais un thème que je voulais aborder et je commençais à écrire. Le peu de textes que j’ai écrits, je ne suis pas vraiment revenu dessus. J’ai eu la chance de faire une scène ouverte tout de suite après avoir écrit mes premiers textes. Je les ai aussi fait écouter à mes proches pour avoir leurs retours. Je n’ai pas du tout la science infuse.

Pour la suite de l’aventure, vous êtes prêt à chanter ?

J’ai pris quelques cours de chant quand j’ai commencé la musique, donc ça ne me dérangerait pas. Je sais que j’en suis capable. Malgré tout, mon atout principal n’est pas ma voix chantée, c’est clair que je ne pourrais pas prétendre chanter aussi bien que les autres talents (rires). Ma force, ça reste mon slam et mon rap.

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