« T’es un sale flic de merde… » Un policier hors service roué de coups après avoir été reconnu dans un train du Val-d’Oise

Le procureur a requis le placement en détention provisoire des quatre personnes interpellées suite à l’agression du fonctionnaire de police, à l’issue de leur garde à vue.

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« Ils voulaient me buter. Ça fait réfléchir. » Dans un wagon lugubre d’un train de banlieue, Florent *, un policier de 26 ans, s’est vu mourir. Mardi soir, alors qu’il rentre chez lui après la fin de son service, ce fonctionnaire affecté à la brigade des réseaux ferrés est agressé par quatre hommes qui, selon lui, l’ont reconnu.

La victime et l’un de ses collègues passent devant eux lorsqu’ils montent, à 22h26, à bord de ce train de la ligne H reliant  Paris à Persan – Beaumont, dans le Val-d’Oise. Ils sont « très bruyants, indisciplinés » et « gueulent », raconte le policier dans sa plainte, consultée par 20 Minutes, déposée ce mercredi matin.

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Un policier rué de coup dans un train du Val-d’Oise

Les terribles faits ont eu lieu ce mardi 2 novembre peu avant 23 heures dans un train vers la gare de Saint-Leu-la-Forêt. Un jeune homme âgé de 26 ans, agent de la brigade des réseaux franciliens, a été violemment interpellé par quatre personnes de type africain. «  On sait où […] tu habites, t’es un sale flic de merde. », lui a d’abord lancé un des accusés.

Mais la discussion a rapidement dégénéré et les premiers coups ont commencé à tomber. La victime déclare que les hommes lui ont dit qu’ils allaient le tuer, lui crever la gueule, car il était un sale flic de merde.

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Ensuite, une ruée de coups a commencé à pleuvoir, notamment au niveau du visage. Ses agresseurs ont également tenté de le voler en lui faisant les poches, mais il a réussi tant bien que mal à résister jusqu’à l’intervention de deux passagers.

Il en prend « plein la gueule »

Le policier en a pris « plein la gueule ». Mais deux passagers ont réussi à prendre leur courage à deux mains pour lui venir en aide. « Sans eux, je ne serais plus ici pour parler », déclare désormais la victime. Lorsque le train s’immobilise en gare de Saint-Leu, les agresseurs prennent la fuite. Le policier est, quant à lui, pris en charge par les secours, puis dirigé vers l’hôpital Simone-Veil à Eaubonne. Il souffre d’une fracture du nez ainsi que de nombreux hématomes au niveau du visage.

Pour l’heure, il est surtout très « choqué ». D’autant plus qu’il sait que ses agresseurs connaissent son lieu de travail, et l’endroit où il réside. Le parquet de Pontoise a ouvert immédiatement une enquête.

Sauvé par des passagers

Le jeune policier en « prend plein la gueule ». Deux passagers viennent lui porter assistance. « Si ces deux personnes n’avaient pas été là, je ne serais plus ici pour parler de ce qui s’est passé », estime aujourd’hui la victime. Le train s’immobilise en gare de Saint-Leu. Les portes s’ouvrent. Ses agresseurs prennent la fuite. Le policier, lui, est pris en charge par les secours et transporté à l’hôpital Simone-Veil à Eaubonne. Il souffre d’une fracture du nez et de multiples hématomes au visage. Le jeune fonctionnaire est surtout très « choqué ». « Ça ne va pas trop, forcément, ils connaissent mon lieu de travail, mon lieu de destination pour rentrer chez moi. »

Une enquête a été ouverte par le parquet de Pontoise. Contacté par 20 Minutes, le procureur de la République indique que quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue pour violences aggravées et vol avec violences aggravées.

Selon les informations de 20 Minutes, les suspects ont été arrêtés par les gendarmes du Psig de Pontoise et par les policiers municipaux de Méry-sur-Oise alors qu’ils étaient en train de commettre un vol. Ils ont été remis aux enquêteurs de la sûreté départementale du Val-d.’Oise Les investigations se poursuivent pour déterminer les circonstances exactes des faits.

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