Un aide-soignant, grièvement blessé à la tête, porte plainte contre des gendarmes

Cet homme de 35 ans dit avoir été victimes de violences, lors d’un contrôle. Le parquet de Montpellier a ouvert une enquête ce mardi.

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Que s’est-il passé le 21 mai dernier à Baillargues (Hérault), lors d’un contrôle routier ? Un aide-soignant, affichant de graves blessures à la tête et à la clavicule, accuse des gendarmes de bavure. Et selon nos informations, le parquet de Montpellier, où la plainte a été enregistrée, a saisi hier le niveau de commandement régional de gendarmerie d’une enquête judiciaire préliminaire.

Une enquête préliminaire a été ouverte mardi 9 juin par le parquet de Montpellier après la plainte d’un homme de 35 ans, qui accuse les gendarmes de violence dans la nuit du 21 au 22 mai dernier, à Baillargues (Hérault). Soignant dans un Ehpad, cet homme, également ancien militaire décoré, explique que les forces de l’ordre souhaitaient le verbaliser.

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Il aurait en effet été aperçu en train de rouler à grande vitesse sur l’autoroute A9. Sauf qu’il assure n’avoir jamais emprunté cette route ce soir-là, rapporte Midi Libre. Le contrôle se serait ensuite devenu musclé. Selon 20 Minutes, il aurait commencé à filmer la scène et reçu un coup sur le bras.

« Il est aujourd’hui brisé »

Alors qu’il ramassait son téléphone à terre, les militaires auraient plaqué l’homme au sol. L’automobiliste aurait chuté et se serait gravement blessé à la tête et à l’épaule.

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Il a ensuite été placé en garde à vue. Pris de malaises et de vomissements, le trentenaire a, plusieurs fois, demandé son transfert à l’hôpital. Il a finalement été conduit à celui de Sète, puis à l’hôpital Gui-de-Chauliac, à Montpellier.

Un rapport du médecin légiste fait état d’une fracture à la clavicule et d’un hématome à la tête. La victime a dû subir deux opérations le 23 et le 28 mai. « Il a 60 points de suture, et 45 jours d’ITT. Il est aujourd’hui brisé. Il est aide-soignant, il pensait pouvoir se détendre à la fin du confinement », a assuré son avocate.

Les militaires pourraient être sanctionnés

Les gendarmes n’ont pas souhaité s’exprimer, tant que l’enquête était en cours. Ils ont tout de même indiqué : « Si l’enquête révèle que des fautes ont été commises, évidemment, [les gendarmes] seront sanctionnés ».

Le niveau de commandement régional de la gendarmerie a été saisi. Selon la gendarmerie, une « rébellion a été relevée » à l’encontre du trentenaire.

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