Un cheval blessé au couteau en Côte-d’Or : deux suspects recherchés

Quarante gendarmes ont été mobilisés, dans la nuit du 5 au 6 septembre, pour se mettre à la recherche de deux hommes, suspectés dans l’agression d’un cheval, à Losne. Un cheval a été blessé au niveau du flanc. 

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Les gendarmes ont mis les grands moyens pour enfin percer le mystère des chevaux mutilés et tués. Deux suspects sont toujours recherchés en Côte-d’Or où un important dispositif de gendarmerie a été déployé ce dimanche après qu’un propriétaire de chevaux a signalé une intrusion dans son pré.

Vers 2 heures du matin à Losne, « le propriétaire a aperçu des lampes dans son pré » et prévenu les gendarmes qui ont envoyé 40 hommes sur le terrain, appuyé par un hélicoptère, ainsi qu’une équipe cynophile, a indiqué à l’AFP la gendarmerie de Côte-d’Or. « Un cheval a été blessé au niveau du flanc. Une blessure pas très profonde selon l’examen vétérinaire », a précisé le parquet de Dijon à l’AFP.

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« Deux hommes sont recherchés »

« Deux hommes sont recherchés », a ajouté la gendarmerie qui a mis en place un dispositif de contrôle routier avec les départements voisins. La brigade de recherches de Beaune et la section de recherches de Dijon se sont rendues sur place ainsi que le commandement régional.

Les actes barbares contre des chevaux touchent toute la France. Dans le Cantal, à Riom-es-Montagnes, une jument a été retrouvée morte et particulièrement mutilée samedi soir. Les propriétaires l’ont trouvée « éventrée, une oreille en moins et les mamelles coupées », a indiqué dimanche le parquet d’Aurillac, confirmant une information du quotidien régional La Montagne. « Des prélèvements ont été faits lors de l’autopsie pour savoir si les mutilations auraient été infligées post-mortem », a précisé le parquet.

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Les propriétaires à cran

Les mutilations d’équidés sont devenues un sujet particulièrement sensible. Afin d’éviter un drame humain, des consignes ont été passées aux propriétaires « d’appeler les forces de l’ordre et de ne pas intervenir eux-mêmes », selon les gendarmes. Il faut dire que les éleveurs sont de plus en plus à cran. Le Val-d’Oise, par exemple, a enregistré ses premiers cas samedi : deux juments, qui ne sont pas mortes, l’une présentant une coupure à la vulve et l’autre une coupure de 30 centimètres sur le flanc. Elles étaient parquées dans le même pré à Grisy-les-Plâtres.

Alors que de tels actes se sont déjà produits dans plus d’une vingtaine de départements, l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique « coordonne » le suivi des enquêtes. « Tous les éléments de procédure sont réunis au service central du renseignement criminel », a indiqué cette semaine le colonel Hubert Percie du Sert, coordinateur de la sous-direction de la police judiciaire de la gendarmerie. Concernant les motivations des auteurs, tout est envisagé : un challenge sur Internet, des dérives sectaires, le mimétisme, la haine des équidés ou encore des rites sataniques…

avec AFP

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